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A l’appel du RESF

Rassemblement devant la préfecture le 10 mai

mercredi 17 mai 2017, par CGT Educ’Action 94

A l’approche de la fin de l’année scolaire (et de la législature), la situation des lycéens sans-papiers s’aggrave dans le Val-de-Marne.

Parmi les dossiers de demande de régularisation déposés avec le soutien du RESF94, certains ont bien débouché sur un titre de séjour d’un an « vie privée et familiale », d’autres sur un titre « étudiant », dont le renouvellement sera toutefois impossible à la fin des études ou en cas de changement d’orientation. Mais ce qui inquiète et indigne le plus les lycées concernés, c’est que des élèves, pourtant soutenus et encouragés par les communautés scolaires, reçoivent une autorisation provisoire « pour finir l’année scolaire », voire une « obligation à quitter le territoire » (OQTF), parfois même avec une interdiction de retour de deux ans.

Ainsi, Victor-Hugo Dos Santos Pereira, élève en terminale littéraire au lycée Léon Blum de Créteil, a demandé sa régularisation et un titre de séjour à la Préfecture. Celle-ci ne lui a octroyé qu’une autorisation provisoire « pour finir l’année scolaire ». Cela signifie qu’il a le droit de passer son baccalauréat mais qu’après, il sera sans-papiers et devra quitter la France. C’est inacceptable ! Enseignants, personnels, parents et élèves du lycée Léon Blum, - qui le connaissent depuis son arrivée-, réclament la régularisation de sa situation administrative avec un vrai titre de séjour, afin de lui permettre de poursuivre ses études au milieu de ses camarades et dans l’enseignement supérieur, et de réussir son projet et sa vie en France.

Et que dire de Laye (lycée Chérioux de Vitry), de Nadir (lycée Champlain de Chènevières), de Bandiougou (lycée Jean Macé de Vitry), de
(lycée Saint-Exupéry de Créteil) et ceux des autres lycées qui ont reçu une OQTF ? S’ils devaient rester sans-papiers, ces élèves viendraient grossir les rangs d’une main d’œuvre qualifiée mais surexploitée et sous payée, alors que plusieurs ont des attaches familiales en France. Les communautés scolaires ne laisseront pas expulser les élèves sans-papiers !

La mobilisation du 10 mai concernait aussi les parents d’élèves, les OQTF frappant Betty Kabena et Fifi Lunda, qui menacent la scolarité de leurs enfants. Ceux-ci, élèves à l’école Monge de Créteil et à l’école cité jardins d’Orly, ont confiance dans l’école. Va-t-on laisser anéantir ce qu’ils construisent aux côtés de leurs mères ?

Ces différentes situations ont été évoquées lors de l’audience auprès du cabinet du préfet et de la direction de l’immigration, au cours du rassemblement. Grâce à la mobilisation des lycées, nous sommes certains que la préfecture va revoir la plupart de ses décisions.

Quelques pétitions que vous êtes invité.es à signer en ligne :

http://resf.info/P3179
http://resf.info/P3183
http://resf.info/P3184
http://resf.info/P3185
http://resf.info/P3180