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Communiqué de presse de la CGT Educ Action Académie de Créteil

Le bouffon de l’Elysée a encore parlé…pour insulter lycéens, enseignants et parents !

Et aussi communiqué de presse FERC CGT intervention Sarkozy

vendredi 16 mai 2008, par CGT Educ’Action 94

Communiqué de presse CGT Educ Action Créteil

Le jeudi 15 mai 2008, 60 % des enseignants étaient en grève, il y avait dans la rue 60 000 manifestants rien qu’à Paris et 300 000 dans toute la France (fonctionnaires, enseignants, lycéens, parents, citoyens). Cette mobilisation d’ampleur participant de la lutte contre les attaques sans précédent du gouvernement qui voudrait détruire le service public l’éducation et toute la fonction publique de manière générale.

Le gouvernement a pris la responsabilité de remettre en cause la réussite scolaire de millions de jeunes simplement pour répondre à ses dogmes libéraux. Le gouvernement a par ailleurs pris la responsabilité de priver de cours, et d’une préparation de qualité aux examens, les milliers de jeunes qui depuis de nombreuses semaines manifestent pour une école de qualité.

Le gouvernement a enfin pris la responsabilité d’exprimer tout son mépris pour les enseignants en annonçant à l’avance une dégradation majeure de leur statut et un refus de toute revalorisation salariale.

Les déclarations provocatrices et insultantes qui se multiplient montrant par ailleurs la qualité du dialogue dans lequel s’enferme le gouvernement.

La crise dans l’Education Nationale est donc arrivée à un point critique. L’annonce d’une déclaration du président de la République a donc laissé espérer (quelques minutes) que le chef de l’Etat en prendrait la mesure.

Las, Sarkozy a décidé de ne répondre sur aucun point, ni même d’évoquer une possible discussion. Bien au contraire, il a décidé de participer au grand concours d’insultes lancé par son gouvernement à l’égard des manifestants. Alors que nous réclamons plus de moyens pour, par exemple, assurer les remplacements dans le premier et le second degré, alors que, autre exemple, un préavis de grève a été déposé au moins 5 jours avant la grève du 15 mai 2008 (et que nous sommes dans la mobilisation depuis le mois de novembre 2007 !) afin de permettre au gouvernement d’ouvrir des discussions, Sarkozy a annoncé une loi avant l’été sur le service minimum incluant l’obligation pour les enseignants de se déclarer grévistes 48 h à l’avance !

Il s’agit d’une attaque majeure contre un droit fondamental de la République.

Sarkozy réinvente le délit d’opinion et crache au visage de toutes celles et tous ceux qui se battent, chaque jour, dans la rue et dans les classes, pour offrir à tous les jeunes de France une école de la réussite pour tous.

La CGT-Educ’Action académie de Créteil n’accepte pas que les enseignants, jeunes et parents soient ainsi insultés et méprisés.

Elle appelle l’ensemble des personnels à mettre en débat la reconduction de la grève dès le 16 mai 2008 là où c’est possible. Elle appelle à participer massivement aux prochains temps forts de la mobilisation (manif nationale le 18 mai, grève interprofessionnelle le 22 mai, manif régionale avec les parents le 24 mai).

Nous serons dans la mobilisation jusqu’à ce que le gouvernement recule.

Saint Denis, le 15 mai.


Droit de grève : Sarkozy revient à la charge.

Commniqué de presse de la FERC CGT

Dès sa campagne électorale Nicolas Sarkozy faisait de cette question la pierre angulaire de ses visions libérables en matière de démocratie sociale reprenant l’antienne développée depuis 10 ans qui veut que la défense des services publics et la liberté de travailler passent par la mise en place d’un service minimum dans les transports publics, l’éducation nationale, l’énergie…

Après s’être attaqué au droit de grève dans les transports publics - texte d’ailleurs censuré par le Conseil d’Etat quant à l’obligation de se déclarer gréviste 48 heures à l’avance - N.Sarkozy, face aux fortes mobilisations des personnels enseignants opposés à sa politique éducative, répond par la remise en cause du droit de grève sous l’argument spécieux de garantir la continuité du service public.

Rappelons que la position du ministre de l’éducation nationale n’a cessé de varier sur ce sujet. Ainsi, en contradiction avec ce qu’avait affirmé N. Sarkozy à B. Thibaut le 14 mai 2007, X. Darcos affirmait le 29 du même mois qu’il n’en ferait pas un objet de fixation au principe que « ce n’était pas un problème qui existait vraiment dans l’éducation nationale ».

Pourtant, le 11 juin N. Sarkozy, devant l’ensemble des organisations syndicales de l’Education Nationale, revenait sur le « service minimum »… ce qui a abouti à la création d’un service minimum d’accueil en temps de grève. (X. Darcos, discours du 11 décembre 2007).

Derrière ces projets, c’est bien l’ensemble des moyens d’expressions collectives des salariés qui est visé afin de permettre au gouvernement de remettre en cause les garanties collectives et empêcher les salariés de se défendre et de revendiquer des conquêtes sociales.

La Ferc-Cgt, au même titre que sa Confédération, considère que plusieurs facteurs sont de nature à faire baisser la conflictualité et limiter la gène aux usagers en cas de grève :

- Développer et améliorer les services publics, notamment partout sur le territoire en ce qui concerne l’école publique, afin de répondre mieux aux besoins des usagers et des salariés. Ce qui pose entre autres la question des financements.

- Modifier en profondeur les conditions de la négociation, obligeant à donner du contenu au dialogue social, renforçant les droits des salariés et des organisations syndicales.

La Ferc-Cgt appelle l’ensemble des salariés de ses secteurs à répondre massivement à l’appel à la grève du jeudi 22 mai pour les retraites, les salaires et l’emploi, à être nombreux dans les manifestations organisées ce jour là. Cela sera une première réponse à la provocation du chef de l’Etat.