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Après le vote de la loi d’orientation sur l’Ecole : Mobilisations massives le 10 mars 2005.

Communiqué de l’Union Nationale CGT-Educ’Action (3 mars 2005)

lundi 7 mars 2005, par CGT Educ’Action 94

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses luttes, où se retrouvent les personnels de l’éducation, les lycéens et les parents, se développent. Sur l’essentiel, comme sur de nombreux autres sujets, le gouvernement ne les entend pas.

A de nombreuses reprises, la CGT a dénoncé les suppressions massives d’emplois, auxquelles il procède dans l’Education nationale qui confirment la contradiction qui existe entre les objectifs affichés et la loi d’orientation votée à l’Assemblée nationale :
- moins 30 000 emplois d’enseignants, de surveillants, d’aides éducateurs,... pour 2003 et 2004,
- moins 12 000 emplois pour 2005.

Ces décisions budgétaires conduisent, entre autres, à :
- des centaines de fermetures de classes dans le premier comme dans le second degré, voire d’établissements scolaires ;
- un accroissement des effectifs dans les classes ;
- des regroupements de formations qui augmentent les déplacements et les horaires des élèves ;
- la suppression de nombreuses options et des travaux personnels encadrés (TPE) en terminale ;
- la remise en cause de l’accueil des enfants de 2 ans ;
- une détérioration des conditions de vie scolaire des élèves et des conditions de travail des personnels.

Ces décisions infirment les propos du ministre qui présente « la lutte contre l’échec scolaire » comme étant « le cœur de la réforme ».

A contrario, ces décisions accentueront davantage les inégalités. La mise en place d’un dispositif de soutien de 3 heures, aux contenus et aux modalités mal définis, ne suffit pas pour répondre aux difficultés rencontrées par certains élèves, alors qu’ils demeurent dans un environnement scolaire et social dégradé.

Au lieu d’être un des éléments clefs de la réussite de tous, le collège devient l’instrument d’une orientation précoce au détriment des élèves en difficulté.

C’est sur ces différents constats, vécus comme autant d’injustices, que la mobilisation des lycéens se renforce.
La CGT dénonce une politique d’adaptation immédiate à l’évolution des effectifs scolaires, sans projection sur le long terme.
Ce projet de Loi a été rejeté par l’ensemble des organisations syndicales de l’Education nationale au Conseil Supérieur de l’Education.
Il n’a recueilli, hier, que les voix des députés de l’UMP.
C’est la démonstration que cette réforme n’a pas fait ses preuves au sein même de l’ensemble des forces politiques de la majorité.
Faire adopter une loi en urgence dans une Assemblée où le vote est arithmétiquement acquis est une chose, l’appliquer en sera une autre !
Les reculs du ministre sur la réforme du bac et sur l’EPS, les SES, ne suffiront pas à calmer la contestation.

La CGT sera et saura mobiliser en conséquence et ceci, dès le 10 mars.