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APPEL UNITAIRE 94 FCPE, CGT EDUC’ACTION, SNUIPP, FO, SUD EDUCATION

MANIFESTATION CONTRE BASE ELEVES LE 4 AVRIL 2008 DEVANT L’IA 94

jeudi 3 avril 2008, par CGT Educ’Action 94

LA CGT EDUC’ACTION 94 APPELLE TOUS SES SYNDIQUES, LES COLLEGUES ENSEIGNANTS DU VAL-DE-MARNE, DE L’ACADEMIE A MANIFESTER CONTRE LA MISE EN PLACE DE BASE ELEVES :

L’appel Unitaire du Val-de-Marne FCPE,SNUIPP-FSU, FO, SUD EDUCATION et CGT EDUC’ACTION

Nos enfants sont fichés On ne s’en fiche pas !

RETRAIT DU FICHIER BASE ELEVES

Présenté par l’Inspection académique comme un simple outil de gestion et généralisé, à la rentrée 2008, sans débat démocratique, le fichier Base-Elèves est, en réalité, très dangereux.

Il constitue :

- Un fichage national et partageable des élèves (15 ans pour certaines données) représentant une atteinte grave à la vie privée des élèves et des familles.

- Un outil pour justifier des restrictions budgétaires (fermetures de classes, baisse de moyens)

- Un instrument, pour les maires et d’autres institutions, de contrôle social et de répression dans le cadre de la loi de prévention de la délinquance de mars 2007

Dans le Val de Marne, la mobilisation grandit !

Du 12 mars au 1 er Avril dans tout le département, 17 assemblées ont réuni à l’invitation de la FCPE 94 et de syndicats enseignants, SNUIPP-FSU, SNUDI-FO, Sud-Education, CGT-Educ’Ation des centaines de parents et enseignants.

De nombreux directeurs d’écoles, enseignants, élus et plusieurs municipalités ont déjà manifesté leur refus de mettre œuvre Base-Elèves, des centaines de parents refusent que leur enfant soit saisi dans base élèves.

Plusieurs milliers de personnes ont signé les pétitions pour le retrait de Base-Elèves

Grand rassemblement

Vendredi 4 avril à 17 H 30
Devant l’Inspection d’académie
(68, Ave Général de Gaulle – Créteil (Métro Créteil l’Echat)

Une délégation constituée de représentants des syndicats enseignants (SNUIPP-FSU, SNUDI-FO, Sud-Education, CGT-Educ’Action) de la FCPE 94, accompagnée d’un élu du Val de Marne sera reçue par l’Inspecteur d’académie ou nous remettrons les pétitions

appel FCPE 94 base elèves

LIRE LE Manifeste du CLEJ : Collectif libertés, égalité, justice
( SITE DU SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE)

Contre la régression sécuritaire renouer avec la liberté, l’égalité et la justice

"Le totalitarisme ne tend pas à soumettre les hommes à des règles despotiques, mais à un système dans lequel les hommes sont superflus. "

Hannah Arendt, Les origines du totalitarisme.

Organisations et citoyens d’horizons divers, nous sommes réunis pour tenter d’élaborer un discours et des actions alternatifs au modèle régressif sécuritaire aujourd’hui à l’œuvre dans la plupart des démocraties occidentales. Nous avons l’ambition de porter une analyse globale sur l’évolution en cours. Nous ne pouvons nous satisfaire d’une société qui, depuis plusieurs années, démantèle l’Etat social et renforce sans cesse l’Etat pénal ; une société dans laquelle le mode de régulation n’est plus social mais punitif et où l’outil pénal est utilisé au lieu et place de politiques sociales, sanitaires, éducatives. Nous refusons une société qui perçoit une partie de ses enfants comme une menace qu’il conviendrait de juguler par un recours accru à l’enfermement, en revenant un demi-siècle en arrière.

Nous nous revendiquons des droits de l’homme et du citoyen appliqués à tous, de la responsabilité citoyenne reconnue à tous, de la sécurité des personnes assurée par une action publique basée sur des dispositifs démocratiques développant droits et devoirs de chacun et de tous, des pratiques sociales axées sur la dignité des personnes.

Un devoir collectif s’impose tous les jours davantage : s’opposer aux référentiels « scientifiques » d’appui aux politiques sécuritaires et néolibérales ainsi que l’instrumentalisation des dispositifs d’aide ; aider les travailleurs sociaux, les Professionnels de santé, les enseignants, les personnels du
monde judiciaire à s’en préserver et à maintenir une éthique et une politique de justice.

Nous saluons ici comme exemplaires des luttes récentes aussi diverses qu’essentielles : Pas de zéro de conduite, la mobilisation contre le fichage systématique de pans entiers de la population et
notamment des enfants à travaers le fichier « base-élèves », le refus de la caporalisation des psychanalystes et psychothérapeutes, le collectif « anti-délation » contre la loi de prévention de la délinquance, la lutte du Réseau Education Sans Frontières, les grèves et luttes contre les remises en
cause des droits sociaux et du droit du travail, la mobilisation contre les peines-planchers ou contre la loi « rétention de sûreté ».

LIRE LA SUITE ET TELECHARGER LE DOCUMENT SUR LE SITE DU SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE

Ce texte a été lu lors de "La nuit des libertés publiques"
le 20 mars 2008, Bourse du travail de Paris.


Scandale contre un nouveau fichier dans les écoles de Pau

Par pimba64 (Journaliste béarnais)

Alors que le fichier "base élèves" était déjà vertement critiqué, les directeurs des écoles des quartiers dits "sensibles" de Pau ont reçu début mars une fiche de renseignements nominatifs, envoyée par l’inspection académique.

Ce fichier, dont Rue89 s’est procuré un exemplaire, réclame des « éléments de repérage des signes de fragilité par élève » à travers cinq rubriques : « apprentissages scolaires », « acquis extrascolaires », « situation familiale », « relation enfant-école/comportement », et « santé ».

Il est par exemple demandé aux enseignants de déclarer si "le logement est mal adapté", d’évaluer "l’implication des parents dans l’école", de signaler "l’introversion" des enfants.

"Fichage scandaleux"

Chaque rubrique de la grille comporte un champ libre, qui laisse toute latitude aux rédacteurs de la fiche pour ajouter des renseignements de leur choix, détaille Dominique Rousset. Secrétaire de la Fédération des Conseils des Parents d’Elèves (FCPE) dans les Pyrénées-Atlantiques, il parle de "fichage scandaleux" :

A Pau, plusieurs directeurs d’école ont déjà refusé de remplir le questionnaire et en ont informé les parents, qui y voient "la fiche de la honte".

Embarras des pouvoirs publics
Côté pouvoirs publics, l’embarras va crescendo à mesure que la polémique enfle. Dany Hoare, qui gère le projet du "Contrat urbain de cohésion sociale" à Pau, s’étonne qu’on parle de "fichage sauvage" pour un outil de prévention qui permet de repérer les enfants présentant des signes de difficulté".

Visiblement mal à l’aise, elle rétorque que la grille a été déclarée à la Commission nationale Informatique et Liberté (CNIL) et qu’elle s’inscrit dans le cadre de la loi Borloo de 2005 sur la politique de la ville.

C’est en fait Josy Poueyto, l’ancienne élue paloise en charge de la politique de la ville, qui a rédigé ce questionnaire, avec l’aide de Philippe Carrière, l’inspecteur d’académie. Juste avant les municipales.

Ex-adjointe au maire, la "madame questions sociales" de Pau, était sur la liste MoDem de François Bayrou, évincée au deuxième tour. Or la nouvelle édile (PS) de Pau, Martine Lignières-Cassou, n’apprécie pas le "cadeau empoisonné" de ce nouveau fichier.

Très vite après son élection, elle a demandé un moratoire "d’au moins quinze jours" sur la fiche de renseignements et convoqué préfet, président du conseil général et inspecteur d’académie. Ce dernier, qui avait participé à l’élaboration du questionnaire, n’a pas souhaité réagir à l’occasion de cet article.