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GREVE DE LA TELE PUBLIQUE

UNE AMPLEUR INEDITE DEPUIS 1974

dimanche 17 février 2008, par CGT Educ’Action 94

Les programmes des télévisions et radios publiques ont été fortement perturbés mercredi par une grève d’ampleur dans le secteur, sans précédent depuis 1974, pour demander la « pérennité » du service public après l’annonce de la suppression de la publicité. La manifestation nationale à Paris a rassemblé 4.000 salariés.

Dans le cortège ont défilé des salariés de France Télévisions, Radio France, TV5Monde et RFI, peu habitués à manifester, aux cris de « ni pub, ni soumises ».

A France Télévisions, la grève a été « massivement suivie », avec 44,8% de grévistes en moyenne sur l’ensemble du groupe, selon la direction. Ils étaient 42,8% à France 2, 57,4% à France 3, 13% à France 4, 11,2% à France 5 et 40,1% à RFO. Des pourcentages de grévistes inédits ont été atteints, allant jusqu’à 69% au service des sports de France 2.

Il n’y a pas eu d’antenne de la journée sur France Inter. France Musique et France Culture ont pu assurer leurs éditions matinales mais rien par la suite.

France Info n’a diffusé que quelques journaux toutes les demi-heures ; le réseau local de France Bleu (41 stations) a aussi été affecté.

A TV5 Monde, le taux de grévistes était de 65%. Aucun journal n’a été diffusés, à la faveur d’une mobilisation qui s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel extérieur public. Radio France Internationale (RFI) était également perturbée, avec 40% de grévistes.

Cet appel à la grève de 24 heures, de la part de plusieurs intersyndicales, constitue un mouvement sans précédent dans l’audiovisuel public depuis l’éclatement de l’ORTF en 1974. Il vise à demander des garanties de financement du secteur, après l’annonce surprise par Nicolas Sarkozy le 8 janvier de la suppression de la publicité.

Le manque à gagner est évalué par France Télévisions à 1,2 milliard d’euros. A Radio France, les recettes publicitaires représentent 8% du budget.

Christine Albanel a réaffirmé que le manque à gagner serait compensé « euro par euro » et les périmètres du service public maintenus. Elle s’est également engagée sur une dotation budgétaire pour pallier le manque à gagner subi par France Télévisions dès 2008.

Mais aucune alternative précise et chiffrée n’a été arrêtée.

Mme Albanel devait recevoir les syndicats ce mercredi mais ceux-ci ont refusé, demandant à être reçus par le président Sarkozy, « vu l’ampleur de la mobilisation ».

LIRE L’ARTICLE SUR LE SITE DE LA CGT ET ECOUTER L’INTERVIEW DE LUC DEGLISE, FRANCE TELEVISION, SECRETAIRE GENERAL DU SNRT-CGT

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