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Crise sociale des banlieues : un an après, quelles réponses ? Débattons-en ensemble

débat de la Confédération - mercredi 15 novembre 2006

lundi 23 octobre 2006, par CGT Educ’Action 94

Les événements qui ont secoué la France en novembre 2005 nous ont tous interpellés. Nous y avons tous réagi à chaud avec notre sensibilité, nos colères, avec nos sentiments contradictoires. Dans l’instant, nous avons pointé le droit inaliénable de nos concitoyens à vivre dans la dignité, la sécurité, le respect, mais aussi les politiques nationales, locales et patronales qui ont contribué à cette situation.

Témoignages sur le vif

« Il n’y a pas que des racailles dans les cités ».
« Nous, ce qu’on veut, c’est du travail ! »

« Pourquoi s’attaquer aux voitures des ouvriers ? Je préfère me battre pour avoir un travail intéressant, un salaire décent. À quand l’émergence d’une conscience sociale et politique ? »

« Tous les gens dont on a brûlé la voiture, si on avait brûlé votre voiture... »

« On a cherché à nous assimiler, tous les jours je dois faire passer la pilule à des gens. Le système éducatif républicain nous a abandonné ».

« Mes enfants sont discriminés par rapport à leur physique, on ne donne jamais la parole aux jeunes.
C’est toujours à la police ».

« Je suis prof en lycée professionnel. Parler de l’intelligence de la main (dixit Raffarin) à des jeunes qui rêvaient de leur avenir et les envoyer en hygiène des locaux, renvoyer des jeunes de 15 ans passer le balai dans des hôpitaux... On n’a pas fini de se battre pour changer la société ».

« Sarko a traité de racailles la poignée de voyous qui volent dans les cités, il y a bien des gens qui sont bien contents qu’on les débarrasse de ces voyous ».

Quelques mois après, les questions restent entières.
Que s’est-il passé ? En quoi sommes-nous concernés ?
La Cgt a écrit : « Il n’est, en effet, pas question de se tromper de diagnostic. Cette crise n’est ni celle de l’immigration, ni celle de la jeunesse, ni celle des banlieues. Elle est avant tout une crise sociale ».
Qu’en pensez-vous ?

Il est urgent de se rassembler, d’écouter ce que les uns, les autres ont vécu, ressenti, pour construire des réponses et des propositions, non seulement sur ces événements mais également sur les raisons de ceux-ci.

Venez tous en débattre le mercredi 15 novembre 2006, de 9 h à 14 h
au siège de la Cgt, à Montreuil,
avec la présence de Bernard Thibault, Secrétaire général de la Cgt.

Envie de participer au débat : contacter le syndicat