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Nos Propositions pour l’école

6 pages « 1er degré » de l’Union Nationale CGT-Educ’Action

vendredi 14 janvier 2005, par CGT Educ’Action 94

Sommaire du 4 pages « école »

p 2 La CGT revendique une culture commune

p.3/La difficulté scolaire

p 4 L’école maternelle

p.5/Organisation des écoles

p 6 Le métier d’enseignant

Bulletin d’adhésion

Editorial du 4 pages « école »

A l’heure où l’Ecole est particulièrement attaquée, les enseignants de la CGT proposent à leurs collègues et aux salariés de prendre connaissance et de débattre de leurs analyses et propositions concernant l’Ecole.

Les menaces sont graves et elles sont cohérentes. D’abord, les mesures de cartes scolaires, de suppressions de postes et de fermetures de classes résultant du budget 2005 sont d’une extrême gravité.

Dans un contexte où plus de 10 000 emplois vont être supprimés dans l’Education nationale, la création de 700 postes dans le 1er degré sera largement insuffisante pour faire face à l’afflux de 45 000 nouveaux
élèves. Cela implique une diminution globale de l’offre éducative, des moyens pour lutter contre l’échec scolaire et une augmentation
de notre temps de travail.

Parallèlement, les choix de politique salariale du ministre de la Fonction publique sont un camouflet pour
tous les fonctionnaires et témoignent d’une non-reconnaissance de nos qualifications, gage de qualité
du service rendu au public, aux
élèves.

Tous les traitements sont aspirés vers le bas. Aujourd’hui, à bac + 5 ans, nous débutons à 32 % au-dessus
du SMIC contre 75 % il y a 20 ans.
Nous subissons une dégradation sans précédent de notre pouvoir d’achat : une perte de plus de 5 %, depuis 2000. Et pour 2005, le gouvernement a décidé d’une augmentation de 1 % alors que l’inflation se situera entre 1,5 et 2 %.

C’est pourquoi les fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, UNSA, CFTC, CGC) ont appelé à une journée d’action le 20 janvier pour les salaires et l’emploi public.

Le projet de loi d’orientation pour l’Ecole s’inscrit dans cette logique de régression du service public.
Citons la restriction de l’accueil des élèves de deux ans, la réduction des postes au sein des Rased, le déni de toute notion d’équipe éducative. Avec une formation professionnelle de 9 mois, l’instit/PE devra être encore plus polyvalent : enseignement des langues, de l’informatique, responsabilité entière pour le traitement de la difficulté scolaire.

Ce projet, qui témoigne d’une vision rétrograde de l’école, de la pédagogie, est traversé par un a priori idéologique détestable : la thématique des « talents ». Celle-ci induit que les individus seraient naturellement différents, voire que les inégalités sociales pourraient être naturelles.

Lors du Conseil Supérieur de l’Education nationale du 16 décembre dernier, où ce projet n’a recueilli que quatre voix (dont celles du Medef et de la CGPME), un vœu adopté par de nombreuses organisations (CGT, FSU, UNSA-Education, SGEN, FCPE, UNEF, UNL, Ligue de l’Enseignement, CFDT) dénonçait un texte "qui ne sera en mesure ni de lutter
contre les inégalités scolaires, ni de conduire tous les jeunes à la réussite scolaire en contribuant à l’élévation des niveaux de qualifications« , demandait son retrait et »l’ouverture de véritables négociations".

Bonne lecture, en attendant de vous rencontrer dans nos
réunions ou de lire vos commentaires.