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La lettre 298 de l’UGICT CGT du 29 mars 2010

mardi 30 mars 2010, par CGT Educ’Action 94

ÉDITO

APRÈS LE 23 MARS... : VERS D’AUTRES RENDEZ-VOUS

« Comparaison n’est pas raison » dit l’adage… plus vrai
que jamais lorsqu’il s’agit d’examiner le mouvement
social. En effet, se borner à compter les pieds qui foulent
le pavé, puis les diviser par deux pour obtenir un
nombre de manifestants, ne saurait rendre compte de
l’état d’esprit des salariés. Pas plus que de comparer
l’ampleur de cette journée interprofessionnelle de ce
mardi 23 mars avec les manifestations de l’année dernière.
Cette mobilisation, qui aurait pu être encore plus
forte sans quelques dissonances syndicales, est venue
confirmer le message envoyé par les élections régionales
à l’exécutif. On a en effet trop peu parlé du social
durant cette campagne électorale, alors que dans les
entreprises le bouillonnement revendicatif ne se
dément pas depuis plusieurs mois. Qu’il s’agisse de
défendre les emplois menacés par les restructurations
et les délocalisations, les missions entamées et remises
en cause par la Révision Générale des Politiques Publiques,
les salaires gelés et individualisés, les salariés
bougent. Les conflits qui marquent la période ont
comme constante l’unité syndicale et la forte détermination.
Il n’est qu’à voir par exemple les luttes pour les
salaires chez Thales ou dans de grandes cliniques privées
pour s’en rendre compte. Incontestablement, ça
bouge beaucoup en ce moment dans le secteur privé
et dans l’industrie. Ça bouge beaucoup à l’occasion
des négociations annuelles obligatoires et ces conflits
permettent à de nombreux ingénieurs cadres et techniciens
d’exprimer leurs revendications. Ainsi mardi dernier
on a beaucoup vu de banderoles du privé et beaucoup
de coquelicots de l’UGICT-CGT dans les cortèges.
Si les échéances politiques sont hélas marquées par
une abstention inquiétante, le moins qu’on puisse dire
est que le corps social est loin de renoncer à s’exprimer
et les salariés marquent à l’évidence une forte disponibilité
pour agir. Ils ont envie de le faire dans l’unité pour
gagner en efficacité. Cette journée du 23 mars devrait
avoir des suites dont les organisations syndicales vont
discuter ce mardi. Il le faudra car le chef de l’État n’a
apporté aucune réponse après la déroute électorale et
après une journée qui a vu 800 000 personnes descendre
dans la rue dans 180 manifestations. Dans une
déclaration de quelques minutes il s’est contenté mercredi
de donner des gages à son électorat désorienté
en lui annonçant la poursuite des réformes pour lequel
il prétend avoir été élu. Toute la presse a d’ailleurs
entendu mercredi une sorte de rappel aux fondamentaux.
Or c’est bien le contenu de ses réformes qui est
contesté. C’est bien parce que les projets du gouvernement
en matière de retraites s’annoncent lourds de
menaces que les salariés s’inquiètent, se mobilisent.
Dans cette effervescence sociale, le patronat n’est pas
exempté de devoir apporter des réponses par l’ouverture
de vraies négociations. Il dépendra beaucoup de la
détermination unitaire des syndicats à créer de nouveaux
rendez-vous permettant de faire converger et
grandir les luttes revendicatives.

SOMMAIRE
- Jeunes diplômés-Rassemblement le 15 avril : Stop ! Pas d’avenir sans droits
- Thales Alenia Space : le conflit salarial se poursuit
- Clinique Francheville (Périgueux) : la victoire après 15 jours de grève unitaire
- Clinique du Pont de Chaume (Montauban) : la grève se durcit
- Insee : - 25 % de budget de fonctionnement
- SNCF : les informaticiens mobilisés pour leur emploi
- « Ma petite entreprise » : avec la crise, les PME ont trinqué les premières
- France Télécom : la direction dévoile ses réponses à la crise sociale
- Conseil d’Orientation des Retraites : la CGT rejette toute instrumentalisation
- Élections régionales : moins d’abstention chez les sympathisants de syndicats
- Démographie : l’âge moyen de la maternité recule
- Soirées-débats de l’UGICT-CGT : le 6 avril avec Camille Peugny sur « Le déclassement »

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