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Pour le maintien de la maternité d’Alfortville

Courrier de la CGT au Président du Conseil Général, déclaration CGT Santé Action Sociale et pétition

vendredi 10 juillet 2009, par CGT Educ’Action 94

Monsieur le Président du Conseil Général,

Nous savons l’engagement dont vous faites preuve quant au maintien du service de la maternité de la clinique « La Concorde » située à Alfortville.

Cependant, les récentes déclarations du directeur de l’A.R.H. qui affirme sa volonté de fermer et restructurer ce service posent, en cette période estivale, la question urgente d’initiatives appropriées.

La récente manifestation des personnels et de la population, le 1er juillet dernier à Alfortville, les différents vœux émis par de nombreux élus du département, démontrent la quasi unanimité sur ce dossier.

Réunis ce jour à l’Union Départementale, les syndicats CGT des différents établissements de santé possédant une maternité sollicitent une rencontre avec le Conseil Général, afin que celui-ci initie si possible une action convergente. Cette action pourrait se tourner vers la population mais également vers l’ARH.

Dans cet esprit nous sollicitons une rencontre la plus rapide possible afin de concrétiser de telles initiatives.

Sachant tout l’intérêt que vous portez au maintien de la maternité, nous nous tenons à votre disposition pour vous rencontrer dans les meilleurs délais.

Veuillez agréer Monsieur le Président du Conseil Général, nos sincères et respectueuses salutations.

Pour l’US Santé- Action Sociale et pour l’UD-CGT 94

- Alexis BRONES et Frédérique DUPONT, Secrétaire Général, Secrétaire Générale


Déclaration de l’Union Syndicale Santé - Action Sociale CGT du Val de Marne

La maternité d’Alfortville Vivra !

Après J. Rostand, les affairistes veulent fermer la maternité d’Alfortville.

La clinique de la Concorde dans laquelle existe une maternité récemment rachetée par un groupe financier, entend restructurer son activité vers du plus rentable. En conséquence, il entend fermer la maternité qui pourtant est un service de qualité.

Dans ce service rénové depuis 2 ans, les soignantes sont fières des soins qu’elles prodiguent, car comme elles le disent : « Ici les femmes sont vraiment accompagnées et pas renvoyées chez elle 48H après leur accouchement ».
C’est pourquoi, depuis plus de 3 mois, le personnel unanime s’est constitué en collectif pour la sauvegarde de leur service « leader départemental de l’allaitement » confirment-elles.

Dans les faits, la direction a pris comme prétexte le fait que depuis la rénovation, le nombre d’accouchement a fortement diminué (départ de gynécologues/obstétriciens) et que la clinique perd 100 000 euros par mois.

Après avoir parlé de « disparition du service et de restructuration », la direction a exercée un odieux chantage digne des patrons de la métallurgie :

« Soit vous passez en 3/8, soit nous licencions 6 personnels ».
Refusant le chantage, les personnels se sont attachés à rechercher les causes de cette « diminution du nombre de naissances ».
C’est ainsi qu’elles ont pu constater qu’un certain nombre de praticiens pratiquaient des dépassements d’honoraires tels que : 200 euros pour bénéficier de la péridurale.
Leur intervention a permis aujourd’hui de réduire ce surcoût payable par l’intermédiaire des cotisations mutualistes à 100 euros.
Elles ont pu se rendre compte que plus d’un service sur le département entendait détourner les patientes de leur maternité. Les raisons ne sont nullement sécuritaires. Au contraire, le service jouit d’une réelle qualité.

Pour quelles raisons un tel détournement, si ce n’est par souci de favoriser les structures prenant en charge des « grossesses à risques » afin de les rentabiliser et là, également de prélever des surcoûts à charge pour les familles.

En tout état de cause, prendre en charge des femmes dans des services traitants des pathologies (maternité de niveau 2 et 3) alors qu’elles n’en ont pas besoin, est un gâchis pour la sécurité sociale. De plus, cette orientation va à l’inverse des statistiques qui montrent que 90% des naissances se passent normalement.

Ici, c’est surtout aider à la fermeture des maternités de niveau 1 comme J. Rostand ou comme celle d’Alfortville, qui pratique un véritable service de qualité dans l’accompagnement de la mère et l’enfant et jouent véritablement son caractère social (pour tous). Rappelons que cette maternité est une des dernières structures de niveau 1 en exercice sur notre département.

Bien que cette clinique soit du secteur « privé lucratif » il n’en demeure pas moins que cet établissement à des « missions de services publics ». D’ailleurs, 50% des patientes venant à « la Concorde » relèvent de la CMU.

Ici, nous sommes bien dans la bataille pour un service de qualité et qui tourne le dos aux objectifs de la loi Bachelot, qui est de faire des structures de soins des usines rentables.

L’Union Santé-Action Sociale CGT du Val de Marne appelle les syndicats à signer et faire signer, auprès des soignants mais également des usagers, la pétition des salariés de la clinique « la Concorde » pour : Le maintien et le développement du service de maternité.

D’autre part, nous demandons au président du Conseil Général, aux élus du département de favoriser et de participer à la tenue d’une table ronde avec l’ARH, les responsables des structures de santé, les syndicats de médecins et les représentants des personnels en lutte, le syndicat CGT. Cette table ronde aura pour objectif d’établir un partenariat sur le département afin que puisse se développer une activité correspondante aux besoins des femmes, en Val de Marne.

Pour l’heure, nous invitons les salariés de la santé et de l’action sociale mais également les usagers à participer massivement à la marche pour la maternité de la « Concorde », le mercredi 1er juillet prochain à 17h30, de la mairie d’Alfortville à la clinique (tract ci-joint).

Créteil, le 23 juin 2009

P.S : Notre US Santé Action Sociale CGT du Val de Marne, invite les autres organisations syndicales départementales à se rencontrer rapidement afin de convenir d’une démarche d’action unitaire, avec les personnels de la maternité, conforme à l’esprit de celle actée confédéralement.


PETITION : POUR LE MAINTIEN DE LA MATERNITÉ D’ALFORTVILLE

Dans une récente déclaration à l’agence de presse médicale, le directeur de l’ARH (Agence Régionale de l’Hospitalisation) évoquait la restructuration de la maternité de la clinique « la Concorde » à Alfortville. Par ailleurs, cette même ARH s’opposait à un partenariat avec les structures hospitalières du Val de Marne visant à orienter vers cette maternité, les femmes enceintes ne présentant pas de risque.
Alors que toutes les maternités existantes de cette partie du département privilégient les grossesses à risques (niveau 2 et 3) et sont surchargées, fermer cette maternité de niveau 1, enlèverait toute possibilité d’accès à une majorité de femmes du département, d’accoucher près de chez elles.
Encore une conséquence inadmissible de la loi Bachelot !
Inadmissible pour les femmes, pour les professionnels de la santé attachés aux missions de services publiques.

C’est pourquoi, nous exigeons avec les personnels de la clinique en lutte, la tenue d’une table ronde avec l’ARH, les élus du territoire, du département et les représentants syndicaux pour proposer outre le maintien de ce service public, son développement.

Téléchargez ci contre l’ensemble des documents dont la pétition à faire signer sur papier

Pétition à faire signer et documents en version imprimable