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STOP à la répression du mouvement lycéen !

déclaration de SNES - SNEP - SNUEP - SNUIpp - SUD - CGT - CNT - FSU 77, 93, 94

samedi 23 avril 2005, par CGT Educ’Action 94

Depuis plusieurs semaines, le mouvement lycéen, chaque jour donné pour moribond, montre au contraire une réelle combativité face à la répression, aux menaces du ministre, au silence des médias et la proximité des périodes d’examen. Les actions de blocages, les occupations et les manifestations continuent sans être toujours annoncées ni attendues. Elles traduisent à la fois le profond mécontentement et les inquiétudes des lycéens quant à leur avenir.

La thèse de la manipulation extérieure colle mal avec ce mouvement multiforme. Les lycéens montrent au contraire une grande autonomie. Leur détermination et leur maturité sont à la mesure de leur connaissance des enjeux de la loi Fillon et de la politique éducative menée depuis trois ans par le gouvernement Raffarin.

Alors que le gouvernement et son ministre de l’Éducation refusent d’entendre les exigences portées par le mouvement rassemblant personnels de l’Éducation Nationale, parents et lycéen, le recours systématique à la force pour faire rentrer les lycéens dans leurs établissements est inacceptable

Nos organisations qui continuent à s’interroger sur les conditions dans lesquelles s’est déroulée la manifestation du 8 mars 2005 dénoncent l’intervention brutale des forces de police lors des manifestations qui ont suivi comme aux portes des établissements. Alors que toutes les initiatives lycéennes ont un caractère non-violent, de nombreux lycéens ont été interpellés, voire inquiétés par les tribunaux.

Nous leur exprimons notre solidarité active. Nos organisations appellent tous les personnels à intervenir pour que, les lycéens engagés ne soient pas victimes d’une autre répression au sein même de l’institution qui s’apparenterait à une véritable « chasse aux sorcières ». Nous réaffirmons que la seule méthode qui vaille pour sortir de cette situation est l’ouverture de négociations et la prise en compte de leurs revendications.