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Lettre au Recteur de l’académie de Créteil : situation de Rodolph

CGT Educ Action Académie de Créteil

mercredi 24 septembre 2008, par CGT Educ’Action 94

Objet :
Situation de M. Rodolphe Juge
Demande d’audience

Monsieur le Recteur,

Nous souhaitons faire avec vous un point ce mercredi 24 septembre 2008 sur la situation de Monsieur Rodolphe Juge et faire une demande d’audience sur cette situation.

La 24e chambre correctionnelle de Paris a relaxé Monsieur Rodolphe Juge, enseignant stagiaire de l’académie de Créteil accusé de violence à agent lors d’une manifestation lycéenne du 3 avril 2008.
C’est le procureur de la République lui-même qui a demandé la relaxe.
Lors de sa plaidoirie, il a démonté point par point les accusations portées par deux policiers, qualifiant l’enquête de « succincte » et les affirmations des policiers « d’originales ». Une fois de plus les deux policiers concernés et leurs représentants étaient absents du procès.

Ce jeune collègue connaît une entrée dans le métier particulièrement difficile. Nous vous avions demandé après plusieurs entrevues avec M. PETRYNKA, chef de cabinet, puis par courrier à votre niveau, le soutien du rectorat et de vous-même à notre collègue.

Vous avez malheureusement pris la décision de suspendre notre collègue le 16 juin 2008, à titre conservatoire. Vous avez de même bloqué l’examen du dossier en vue de la titularisation que pouvait prononcer le jury.

Nous n’avons eu aucune réponse aux différents recours et sollicitations intersyndicales pour tenter de trouver une solution viable pour la rentrée scolaire 2008.

S’il est vrai que le DRH, lors de la CAPA des PLP du 26 juin 2008 puis lors de l’audience du 10 septembre 2008, a clairement indiqué l’effet rétroactif de la titularisation au 1er septembre 2008 après l’avis positif du jury (en termes d’avancement de carrière et de traitement et primes), de nombreux problèmes restent en suspens.

Ainsi, notre collègue est dans l’impossibilité d’être inscrit sur les listes électorales pour les élections professionnelles de décembre 2008. Par ailleurs, nous ne pouvons que redire les préjudices créés pour l’entrée en fonction de notre collègue restent, compte tenu de votre décision de le suspendre.

Nous souhaitons que vivement votre intervention personnelle pour rétablir au plus vite notre collègue dans tous ses droits qu’ils soient administratifs ou financiers.
Nous souhaitons enfin être reçu en audience, avec Monsieur Juge, afin de faire très rapidement un point sur cette situation.

Veuillez agréer, Monsieur le Recteur, l’expression de nos salutations distinguées

Matthieu BRABANT
Secrétaire Académique
Jean-Pierre BLANCHOUIN
Membre du CIEN