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Soutien aux sans-papiers et à leurs enfants scolarisés

Motion votée au Congrès de l’Union Nationale CGT-Educ’Action - 14 mai 2005

mardi 17 mai 2005, par CGT Educ’Action 94

Dans de nombreux départements, les personnels voient régulièrement disparaître de leurs établissements des enfants dont les parents sont demandeurs d’asile.
Le sort réservé à ces familles est clair : passage à la clandestinité dans une misère extrême ou reconduite à la frontière par les forces de l’ordre, suivie d’un retour dans un pays qu’elles ont été contraintes de fuir. Dans de nombreux cas, la police ou la gendarmerie se permet de s’emparer des enfants dans l’enceinte même des établissements scolaires et les utilise pour interpeller les parents. Des mineurs sont même placés en centre de rétention !
La France est pourtant signataire de la convention des droits de l’enfant. La loi prévoit pour les enfants présents sur le territoire national la scolarisation jusqu’à 16 ans. Qu’en est-il de l’intérêt supérieur de l’enfant dont on fait grand cas ? Qu’est devenue la fameuse « terre d’asile » ?

Le gouvernement, à travers l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) et les préfectures, refuse systématiquement les demandes de régularisation et d’asile politique au mépris des droits les plus fondamentaux. Villepin, ministre de l’Intérieur, vient d’annoncer l’arrêt de toute régularisation et le durcissement des contrôles. Il crée une police de l’immigration et promet une grande « fermeté » avec les sans-papiers. C’est l’Etat français qui condamne ces populations et viole ses obligations de respecter la Convention de Genève, sous prétexte de protéger ses « intérêts ».

Cette situation est humainement inacceptable. L’UNSEN-CGT, réunie pour son 5è congrès à Port Barcarès du 9 au 13 mai 2005, dénonce cette politique sécuritaire et xénophobe.
Elle refuse toute instrumentalisation des personnels comme auxiliaires de police. Elle demande la régularisation de tous les sans-papiers.
Elle demande aux personnels de se mobiliser dans leurs établissements pour accueillir les élèves rejetés et protéger les élèves menacés.

Port Barcarès, le 13 mai 2005