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Vos droits

Contres réformes et école élémentaire !

Spécial premier degré CGT : Jusqu’où ira le gouvernement ? Qui l’arrêtera ?

Une mobilisation historique !

mardi 18 novembre 2008, par CGT Educ’Action 94

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Sommaire :

- Edito :

Mai 2007, une belle journée de grève, des dizaines de milliers de manifestants dans les rues…

Réponse du gouvernement : le Service Minimum d’Accueil organisé par les communes. Cela n’a pas affaibli la détermination des enseignants et des citoyens préoccupés par les questions de l’Ecole : 80 000 personnes ont manifesté le 19 octobre à Paris.

Il y a un an, le ministère s’inquiète des faibles résultats de 15% d’élèves à la fin de la scolarité obligatoire.
Réponse : mise en place de nouveaux programmes n’incitant pas les enfants à réfléchir, développement des apprentissages automatiques, contre l’avis quasi unanime des experts en pédagogie, des personnels et des organisations syndicales.

Dans le même temps, suppression de la classe le samedi matin permettant de laisser le week-end aux familles et surtout de développer le soutien.

Ce soutien, 60 heures à l’année, est organisé en plus des 24 heures de classe maintenant obligatoires. Il va permettre le démantèlement de Réseaux d’Aide Spécialisés aux Enfants en Difficulté. 3 000 postes RASED vont déjà être récupérés et réinjectés dans les écoles, devant des classes ordinaires à la rentrée 2009.

Dans de nombreux endroits, les personnels mécontents s’organisent et proposent d’autres fonctionnements pour les 60 heures.
Le ministre de l’Éducation nationale a récemment prouvé l’estime qu’ils porte aux enseignants des écoles maternelles en développant l’idée qu’il n’est pas nécessaire d’être titulaire d’un bac plus 5 pour organiser la sieste et changer les couches des petits.

Cette déclaration ne vise qu’à discréditer les enseignants, provoquer de façon malhonnête le soutien de l’opinion publique, et continuer tranquillement la casse de l’école maternelle.

Cela se confirme avec la publication de deux rapports. Après le rapport Tabarot remis cet été à François Fillon, le rapport de Papon présenté au sénat reprend mot pour mot les arguments du précédent et préconise la création de "jardins d’éveil" payants.

N. Sarkozy s’est engagé à créer un droit de garde opposable pour les jeunes enfants avant 2012. L’Union Européenne de son côté veut mettre en place une directive pour inciter les Etats membres de l’Europe à offrir davantage de structures d’accueil pour la petite enfance. L’accueil des deux ans sera, dans l’avenir, un marché porteur.
Des attaques sont menées contre les droits syndicaux.

Les heures d’informations syndicales, selon un courrier du ministère, doivent dorénavant se tenir en dehors des 24 heures de classe et des 60 heures annuelles de soutien.

Cela contraint fortement l’organisation de ce droit syndical alors que les textes n’ont pas changé et que la participation des personnels sur l’ensemble du temps de service est toujours possible.

La mise en place du Service Minimum d’Accueil (SMA) à la charge des communes va mettre nombre de celles-ci dans l’illégalité à cause d’un manque de personnel.

De plus le protocole de négociation prévu dans la loi va fortement contraindre le droit de grève en allongeant considérablement le délai de préavis (plus de 16 jours).
Le projet d’Établissement Public d’Enseignement Primaire (EPEP) réapparaît.

Il vise à transformer les écoles de 15 classes et plus en établissement scolaire doté d’un Conseil d’Administration, d’un directeur ayant un statut d’emploi, le tout sous la coupe des politiques locales.

Cette liste affligeante est malheureusement loin d’être close.

Dans le carton des réformes à venir, on trouve encore :

- la création d’une agence de remplacement des enseignants (un audit sur l’efficacité des remplacements est en ce moment mené par une société privée : que fait l’Inspection Générale ?),

- la mise en place de primes pour les enseignants des CE1 et CM2 (liées à la correction des évaluations bilan),

- l’organisation de stages de formation continue en dehors des heures de face à face élèves…

Jusqu’où ira ce gouvernement ?

Le plus loin possible pour désengager l’État de ses obligations envers l’Éducation nationale ! Les enseignants et les élèves du premier degré en paient très lourdement les frais.

Qui pourrait arrêter ce processus ?

Le gouvernement doit trouver en face de lui un syndicalisme fort et confédéré.

La CGT, avec ses 700 000 adhérents, regroupe tous les salariés, quelle que soit leur profession.

Des luttes se mènent actuellement pour défendre les RASED, pour ne pas mettre en place le soutien en dehors des heures ordinaires de classe, pour défendre la tenue des heures d’information syndicales.

Vous aussi vous pouvez agir en votant massivement pour les listes CGT Educ’action le 2 décembre 2008 : Vous aiderez ainsi à la construction du rapport de force nécessaire qui, seul, pourra faire face à la politique de casse du service public d’éducation nationale.

- p. 2 Diviser pour mieux régner

Réformes Darcos : diviser pour mieux régner…

Adjoint, chargé de classe, directeur d’école de 2, 4, 10 classes
ou plus, ZIL, BD, RASED, PEMF, enseignant en CLIS…, autant de cas
différemment pris en compte par les réformes Darcos.

C’est le cas notamment dans la mise en place des 60 heures de "soutien
scolaire". Les différences sont nombreuses entre circonscriptions dans un même département, au bon vouloir des IEN (prise en compte ou pas du temps de récréation, autorisation de proposer ce soutien à l’ensemble des élèves d’une même classe ou non…). Déjà des différences d’obligation de services entre les collègues apparaissent.
A cela s’ajoute la mise en place des stages de remise à niveau pour les élèves de CM1 et CM2 assurée par des enseignants volontaires payés en heures supplémentaires, pendant les vacances.

Cela exonère le ministère d’augmenter nos salaires ou même de les maintenir au niveau de l’inflation (si vous n’êtes pas satisfait de votre rémunération, vous n’avez qu’à travailler plus, même au détriment des élèves).

Les tensions entre les collègues se font sentir. Par ses réformes, X. Darcos distille méthodiquement le ressentiment…

Face à cela, soyons solidaires !

Avec la CGT, réaffirmons notre opposition à cette réforme pédagogiquement inepte.

La CGT invite les collègues à ne pas proposer ce type de remédiation aux
parents. Il faut surtout, dans ce cadre de lutte contre la grande difficulté
scolaire, privilégier l’intervention des RASED, là où ils existent
encore… et revendiquer une revalorisation salariale pour tous !

( Lire la suite et ou télécharger le document en entier : ICI

- p. 3 . Empêcher les EPEP
. . Touche pas à mon RASED
- p. 4 . Service minimum d’accueil
- Évaluations CE1 et CM2
- p. 5 Accueil des enfants de 2 ans
- p. 6 . Élections professionnelles
- Bulletin d’adhésion