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Vos droits

L’Ecole doit former des citoyens ! Réforme des lycées. Communiqué LDH !

Sur le site de la LDH Toulon et Extrait d’un article LDH Toulon

samedi 18 octobre 2008, par CGT Educ’Action 94

Paris, le 17 octobre 2008

Dans le cadre de la réforme des lycées préparée par le ministre Xavier Darcos, des informations parues dans la presse et non démenties par le ministère font état de la disparition de l’histoire et de la géographie du tronc commun des programmes en classes de première et terminale. Après les menaces proférées, au moment même où la crise financière montre l’importance des débats citoyens sur les mécanismes de l’économie, sur le maintien au lycée de l’enseignement des sciences économiques et sociales, cette perspective ne manque pas de nous inquiéter.

Si des évolutions sont nécessaires dans l’enseignement à dispenser aux lycéens de demain et s’il ne s’agit pas pour nous de défendre systématiquement les disciplines scolaires telles qu’elles sont aujourd’hui définies et enseignées, on ne peut faire des coupes sombres dans des domaines essentiels à la formation des citoyens. En particulier, la mise en option de l’enseignement de l’histoire au lycée tournerait le dos à la transmission du passé et à la réflexion critique sur celui-ci, qui en constituent, pour tous les lycéens, un élément indispensable.


l’enseignement de l’histoire au lycée, un élément essentiel à la formation des citoyens ( sur le site de la LDH Toulon)

« Je souhaiterais vous dire au nom de Xavier Darcos que ces rumeurs sont infondées et qu’il est hors de question que l’Histoire et la Géographie disparaissent du tronc commun des formations de nos lycéens ».

Jean-Louis Nembrini
Blois, le 10 octobre 2008 [1]

Répétons-le : ces « rumeurs sont infondées ».

Réforme du lycée : l’histoire et la mémoire en option ?

par le CVUH, le 15 octobre 2008

Le Journal du dimanche du 5 octobre 2008 a annoncé une inquiétante nouvelle : dans la réforme prévue du lycée, et coordonnée par le Recteur Gaudemar, l’histoire-géographie disparaîtrait du tronc commun des programmes de Première et en Terminale. En sommes-nous aujourd’hui au stade de la simple rumeur ou de l’effet d’annonce quasi officiel ? Quelle que soit la réponse, cette idée est à prendre au sérieux, notamment dans le contexte général d’une particulière sensibilité de l’opinion publique aux questions d’enseignement, et face à cette multiplication d’usages publics de l’histoire qui saturent les débats sociaux et politiques. Que l’on songe seulement à la campagne électorale de Nicolas Sarkozy et à ses références quasi compulsives à l’histoire de France ; au futur musée d’histoire de France qui se profile aux Invalides ; aux différentes pratiques gouvernementales qui instrumentalisent le passé comme lecture de la lettre de Guy Môquet dans les lycées.

Peut-être serait-ce dans le contexte plus précis d’une modification en profondeur de la formation des enseignants que l’on pourrait chercher des clés d’analyse de cette annonce. Que l’on se souvienne...

Dans un premier temps, les IUFM sont déclarés supprimés. Dans un second temps s’ouvre une curieuse période où l’on voit des universités chargées à la hâte d’inventer des formations pour des concours qui ne sont pas encore définis. Dans un troisième temps, on « découvre » que la soi-disant disparition des IUFM (en fait intégrés dans les Universités) a masqué la disparition de stages de formation comme le rappelait Antoine Prost dans le « Libération des historiens ».

Instruits de cette expérience, nous savons donc que cette annonce est le prélude à des réformes de grande envergure. Pour l’instant nous dit-on, rien n’est encore décidé, mais la vigilance est de mise : les enseignant(e)s ne peuvent rester coi(te)s devant les pauvres ruses éventées de la communication. Que l’on ne s’y trompe pas. Il ne s’agit pas ici d’une réaction corporatiste de défense de la discipline comme si le statu quo ne posait aucun problème. Nous insérons d’abord notre protestation dans une critique d’ensemble des méthodes du Ministre : décisions à la hussarde, absence de réflexion sur les objectifs de l’éducation publique dans la réalité complexe de la société d’aujourd’hui, incohérence d’une « réforme » du lycée après celle de l’école en laissant de côté le maillon le plus sensible et le plus essentiel, le collège.

Certes, l’histoire n’est pas une explication naïve du présent. Mais l’acquisition d’une conscience historique participe de la mission essentielle de l’école, celle de la préparation à la responsabilité à assumer dans la société de demain. ( Lire la suite sur le site de la LDH Toulon : ICI)