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Retraites et temps de travail : suites le 17 juin 2008 !

samedi 31 mai 2008, par CGT Educ’Action 94

Retraites, temps de travail

Le secrétaire général de la CGT revient sur la mobilisation unitaire du 22 mai et annonce les suites à venir le 17 juin pour faire bouger le gouvernement sur les retraites et empêcher la remise en cause des règles qui régissent le temps de travail.

Interview en ligne réalisée le 30 mai 2008


17 juin : Actions, manifestations pour les retraites et le temps de travail !

A l’issue d’une réunion intersyndicale hier 29 mai, la CGT et la CFDT ont appelé jeudi à "une journée d’actions et de manifestations" le mardi 17 juin pour la défense des retraites et "contre la dérégulation du temps de travail". FO et la CFE-CGC doivent annoncer leur position lundi après consultation de leurs instances.


Pénibilité retraites : Un rapport pour rien

La commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale vient de publier le rapport de la mission d’information sur la pénibilité du travail. La première lecture du texte est malheureusement sans ambiguïté.

La déception des salariés sera à la mesure des attentes sociales sur un dossier aussi emblématique. La négociation engagée depuis plus de trois ans au niveau interprofessionnel est bloquée. La majorité de l’Assemblée nationale vient au secours du patronat. L’analyse du rapporteur est biaisée sur de nombreux points essentiels. Erreurs, chiffres approximatifs, conclusions hâtives sont nombreuses. Prenons trois exemples :

- Peut-on affirmer que « la pénibilité au travail est un sujet récent de débat public » alors que le Gouvernement avait présenté dans les années 70 un projet de loi sur le sujet ?

- Peut-on considérer que c’est la faute aux 35 heures ? Comme si l’intensification du travail n’était pas une réalité depuis des décennies !

- Peut-on rejeter la mise en place d’un véritable dispositif de départ anticipé sous prétexte qu’il serait fondé sur la probabilité d’une espérance de vie écourtée ? Comme si la retraite elle-même protection contre un risque n’était pas bâtie sur une approche statistique !

Il n’est pas étonnant que le rapporteur, dans ses conclusions, réduise à moins que rien les possibilités de départs anticipés et reprenne pratiquement mot pour mot les propositions patronales de « médicalisation du dispositif », propositions qui ont pourtant abouti au blocage que l’on sait.

Les salariés concernés n’attendent pas la mise en place d’un système d’invalidité bis.

Nous voulons bien sûr un gros effort de prévention. Nous exigeons en même temps la mise en place d’un mécanisme de réparation permettant le départ anticipé des salariés ayant exercé des métiers pénibles. C’est tout simplement une mesure de justice sociale.

Le rapport parlementaire publié aujourd’hui n’y aidera pas. Face au blocage patronal le Gouvernement est placé devant ses responsabilités. Les salariés sauront le lui rappeler.

Montreuil, le 28 mai 2008