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Nous voulons gagner en efficacité !

Article dans l’humanité, suite au congrès de la CGT Educ Action !

mercredi 28 mai 2008, par CGT Educ’Action 94

En congrès la semaine dernière, l’UNSEN-CGT est devenue CGT-Éduc’Action. Entretien avec Alain Vrignaud, secrétaire national,

Votre congrès national s’est conclu vendredi. Qu’en ressort-il ?

Alain Vrignaud. D’abord un changement de nom. Question de visibilité : nous avons retenu le nom de CGT-Éduc’Action, qui figurait sur tous nos logos. Ensuite la certitude que l’école est un levier pour la transformation sociale et que nous sommes un levier pour la transformation de l’école. Nous voulons gagner en efficacité.

Vous n’êtes pas suffisamment efficaces ?

Alain Vrignaud. On peut toujours s’améliorer. En vingt ans, notre organi­sation a changé. Plus de 90 % de nos syndiqués exerçaient en lycée profes­sionnel. Ils représentent aujourd’hui 60 % de nos adhérents. Les autres sont dans les écoles, les collèges... Parfois très isolés. Comment aider chacun à militer ? Comment favoriser la démocratie interne ? C’est une nouvelle réalité à laquelle nous devons répondre.

Vous avancez sur un terrain revendicatif proche de celui de la FSU La question de l’unification s’est-elle posée ?

Alain Vrignaud. Pas lors de ce congrès, mais elle existe. À titre personnel, j’estime que c’est une direction à prendre. I1 faut un grand syndicalisme enseignant au sein de la CGT, rassemblant la FSU mais également Solidaires. La CGT dispose de la légitimité historique, au regard de son nom et du mouvement ouvrier français.

La FSU bénéficie de la légitimité du nombre dans l’éducation...

Alain Vrignaud. Tout à fait. Mais le syndicalisme enseignant est un syndicalisme de salariés. La seule raison qui justifie que les profs ne soient pas dans la même confédération que les autres travailleurs résulte de la scission de 1947 entre la CGT et FO.

Les manifestations de samedi ont moins rassemblé que les précédentes. Comment envisagez-vous la suite du mouvement ?

Alain Vrignaud. Nous voulons poursuivre la bagarre sans attendre, sous une forme à déterminer. Cela dé pendra des collègues et des décisions prises dans la fonction publique. La succession des manifestations (le 15 mai, le 18 mai, le 22 mai...) explique la baisse de régime. Mais la détermination est là. Des écoles se sont mises en grève reconductible sur la question des programmes. C’est dire à quel point les enseignants sont attachés aux valeurs qu’ils défendent.

Entretien réalisé par M.-N.B.

L’humanité du 26 mai 2008