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CGT-Educ’Action académie de Créteil

Le bac pro 3 ans dans l’académie de Créteil Etat des lieux, bilan des 3 voies du lycée

Propositions et pistes de réflexion de la CGT Educ’action Créteil

mercredi 14 mai 2008, par CGT Educ’Action 94

- Page 1 : Voie professionnelle des LP et des lycées : intervention de la CGT-Educ’Action en audience auprès du recteur le 16 octobre 2007

- Page 2 : Point sur l’expérimentation Bac Pro 3 ans dans l’académie de Créteil

- Page 3 : Point sur les propositions rectorales d’ouverture de Bac Pro 3 ans à la rentrée 2008 après le CTP du 21 mars 2008

- Page 4 : Quelques données sur la situation des filières d’enseignement au lycée dans l’académie de Créteil

- Page 5 : Quelques pistes sur les conditions d’expérimentation que revendiquent la CGT-Educ’Action Créteil

- Page 6 : Synthèse sous forme d’un schéma du cycle d’orientation « collège-lycée »

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Voie professionnelle des LP et des lycées : intervention de la CGT-Educ’Action en audience auprès du recteur le 16 octobre 2007

L’annonce du ministre DARCOS de multiplier par 4 le nombre d’élèves de 3e engagés dans la voie des Bac Pro 3 ans nous a conduit à interpeller le Recteur et le DAET sur la réalité du bilan actuel de l’implantation des 48 divisions ouvertes à la rentrée 2007 ( 15% des Bac pro 1re année et 9% des BEP 2 ans) dans l’académie de Créteil. Pour la CGT-Educ’Action, ce bilan est très contrasté et marque déjà un volontarisme de l’institution car l’attractivité revendiquée par cette dernière nous semble largement mise en défaut (des indicateurs peuvent l’attester et ne sont pas pris en compte par le rectorat comme la réalité vécue des équipes pédagogiques).

La montée en puissance s’est faite principalement sur les 3 dernières années dans le secteur de la Bureautique Secrétariat et Comptabilité en supprimant les BEP et en mettant en place des sections commerce ou vente en Bac Pro 3 ans. De plus, il n’est pas tenu compte du rapport transmis en septembre 2005 par l’Inspection Générale sur le bilan critique de cette implantation.

Enfin, rappelons que le Bac Pro 3 ans a été mis en place en 2000 par l’UIMM (branche industrielle du Medef) dans le secteur industriel de l’apprentissage, l’organisation patronale ayant depuis abandonné son expérimentation à cause de son impact mitigé.

La CGT-Educ’Action estime que le Bac Pro 3 ans doit demeurer un parcours diversifié ouvert à certaines conditions. D’ailleurs, ce parcours avait fait l’objet de contrat avec les premiers lycées tentant l’expérience. Sa généralisation ne nous semble pas devoir être à l’ordre du jour d’autant que l’Education Nationale n’a pas intérêt à sacrifier l’existence du BEP reconnu comme un niveau de qualification professionnelle au sens des réalités de plusieurs familles de métiers.

La professionnalisation acquise au Bac Pro s’appuie fortement sur une formation professionnelle même plus large en BEP. Pour la CGT-Educ’Action, revaloriser la voie professionnelle ne consiste pas à faire de l’affichage vis à vis des collégiens et des familles sur le « Bac comme les autres », d’ailleurs sur ce plan ce n’est pas une réussite, mais à répondre aussi aux enjeux de la qualification de tous les diplômes professionnels du niveau V au niveau III, voir II, pouvant être offerts dans les lycées généraux, technologiques, polyvalents et professionnels.

Dans ce sens l’exemple des BEP 1 an qui accueillent près de 1300 élèves dans 56 divisions dans notre académie, sans perspective d’évolution réelle (contrairement d’ailleurs au rapport d’audit sur les LP), constitue un parcours diversifié en LP ouverts aux élèves redoublant de seconde GT ( générale et technologique) des lycées. Ce parcours particulier mérite certainement une approche plus générale qui permettrait de mieux diversifier l’orientation fin de seconde de détermination vers l’enseignement professionnel.

Enfin, l’orientation des collégiens en LP demeure trop une orientation par défaut, non choisie ou vécue comme voie de relégation. Cette situation génère des difficultés insurmontables de vie scolaire et a, malheureusement, pour conséquence le rejet de la part de trop de jeunes d’une véritable préparation à une qualification professionnelle diplômante.

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