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Communiqué de la CGT

RGPP : Régression Générale des Politiques Publiques

vendredi 4 avril 2008, par CGT Educ’Action 94

Etat Régression Générale des Politiques Publiques

Nicolas SARKOZY préside demain le Conseil de modernisation des politiques publiques. 7 milliards de coupes claires dans les budgets publics devraient être annoncés. C’est une véritable régression générale des politiques publiques que programme le gouvernement. Le débat sur « austérité ou pas » semble bien dépassé.
Ce nouveau train d’économies fait suite à un premier train de 90 mesures à la portée financière plus limitée. Il prolonge la mise en réserve de 7,2 milliards de dépenses dans le budget 2008 et anticipe sur la présentation du budget triennal 2009-2011 à l’automne.
Dans les faits, le gouvernement impose une crise d’austérité destinée à compenser côté dépenses, les cadeaux fiscaux octroyés dans la fameuse loi TEPA, inégalitaire, de l’été 2007.

Sont visés, par priorité, les fonctionnaires et les budgets sociaux,
35 000 postes de fonctionnaires seraient supprimés, après les 23 000 déjà rayés des budgets cette année. Les crédits au logement social, à l’emploi, à la santé seront amputés, avant les dépenses de solidarité et en faveur de la famille qui pourraient faire l’objet d’une 3ème vague de mesures.

Qu’il faille avoir le souci de l’équilibre à long terme des finances publiques, nul ne le conteste. Par contre, cette précipitation à tailler, sans débat, sans concertation dans les budgets sociaux est grave ! Ni les usagers, ni les citoyens, ni les fonctionnaires n’ont été associés à l’élaboration de ces réformes. Le débat de politique économique est lui-même escamoté. D’un côté, le gouvernement multiplie les cadeaux fiscaux inégalitaires ; de l’autre, il taille dans les dépenses publiques utiles. Parallèlement, la croissance ralentit. Il y a fort à parier que le résultat sera encore plus de déficits !

La Cgt est aux côtés des lycéens, des usagers du système de santé, des locataires, des agents publics qui, dès à présent, sont dans l’action pour contester les conséquences de ces choix. Nul doute que ce mouvement va prendre de l’ampleur dans les semaines qui viennent.

Montreuil, le 3 avril 2008