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CGT Educ’Action IDF

Appel à la grève premier et second degré de la CGT-Educ’Action Ile-de-France : Tous en grève le jeudi 10 avril et avec les lycéens le 8 avril !

lundi 7 avril 2008, par CGT Educ’Action 94

Appel à la grève premier et second degré de la CGT-Educ’Action Ile-de-France Tous en grève le jeudi 10 avril et avec les lycéens le 8 avril !

CGT-Educ’Action Ile-de-France

La mobilisation se poursuit Personnels, lycéens, parents, agissons ensemble

Jusqu’à satisfaction de nos revendications

Tous en grève le jeudi 10 avril

Darcos a beau vouloir traiter la mobilisation qui se développe par l’insulte en parlant « d’ignorants » à propos de tous les lycéens, ou par une posture de fermeté et l’ignorance en annonçant qu’il ne reviendra pas sur les 11 2000 suppressions de poste au niveau national : cette position ne sera pas tenable longtemps. Face à la mobilisation qui se poursuit et s’amplifie dans la Région Parisienne et en France, il devra répondre aux revendications. Rappelons d’ailleurs que le recteur de l’académie de Créteil qui tenait les mêmes propos a du reculer en rendant de nombreux postes et 25% des BEP qu’il voulait supprimer et en faisant diminuer de manière notable le taux d’heures supplémentaires.

Les manifestations de la semaine, rassemblant lycéens et enseignants, montrent que la mobilisation continue de s’étendre. De nombreux blocages d’établissements ont continué ou sont apparus. La mobilisation doit trouver de nouveaux rythmes et de nouvelles formes. Gagner en extension pour permettre aux établissements mobilisés depuis un moment d’avoir des perspectives est indispensable. Au niveau national, nous avons déjà des remontées des actions qui ont lieu : Sur le Var, sur Bordeaux, sur Toulouse, des établissements sont entrés en grève. D’autres manifestations lycéennes souvent accompagnées d’enseignants se sont déroulées à Grenoble, Nanterre, Vitry, Créteil, Blois, Cannes et Bordeaux. Le premier degré est mobilisé aussi comme dans le Rhône, le Lot, la gironde… L’AG des écoles du 94 a été un succès.

Du coté des lycéens, le mouvement est parti pour s’étendre nationalement. L’AG du jeudi 3 avril était commune aux lycéens et aux personnels. La répression commence à s’abattre dans un certain nombre d’établissements. Nous devons être extrêmement vigilants par rapport aux menaces et aux pressions qui sont faites vis-à-vis des élèves et des familles et à prendre des dispositions pour qu’aucun élève ne soit sanctionné du fait de son activité revendicative. La répression s’attaque aussi aux enseignants et militants syndicaux : ainsi notre camarade Rodolphe Juge, enseignant à La Courneuve, a été arbitrairement emprisonné après la manifestation du jeudi 3 avril et est convoqué au tribunal le jeudi 17 avril. Dans ce contexte, il apparaît indispensable d’être aux cotés des lycéens mobilisés.

Face à ces attaques sans précédent, seule notre détermination commune et la poursuite des mobilisations permettront de faire reculer le gouvernement qui entend poursuivre sa politique antisociale :

- Par l’alourdissement des effectifs par classe, la suppression des moyens spécifiques aux établissements ZEP et de nombreuses classes et options dans le 2nd degré, la mise en concurrence des établissements, la généralisation des bac-pro 3 ans et la suppression des BEP, les nouveaux programmes du 1er degré, la suppression de 2h d’enseignement en primaire, les stages de remise à niveau CM1-CM2, le gouvernement veut poursuivre dans l’éducation nationale ses mesures rétrogrades et réduire les ambitions éducatives pour la jeunesse. L’ensemble de ces mesures réduit les chances de formation et de rattrapage pour les jeunes en difficulté scolaire, ainsi que l’ambition d’un niveau élevé de formation pour tous. Le caractère démocratique et égalitaire de l’école est ainsi de plus en plus compromis.

- Fidèle à son « travailler plus » pour soi-disant « gagner plus », il entend détruire l’emploi public en multipliant les heures supplémentaires et les suppressions de postes dans l’éducation qui aggraveront les conditions d’exercice des enseignants, dégraderont la qualité du service public et préfigure l’augmentation du temps de service statutaire que propose le rapport Pochard.

Cette politique ne passe plus !

Avec le ministre, les recteurs de Paris, Créteil et Versailles tentent de minimiser, d’intimider et délégitimer les actions et les revendications exprimées par les établissements du second degré : cela montre bien la mobilisation des enseignants, élèves et parents est importante et que gouvernement et rectorat doivent en tenir compte. Le ministre refuse d’écouter les enseignants du premier degré refusant une école rétrograde.

Tous ensemble, continuons à nous mobiliser :

- Pour un collectif budgétaire permettant un service public d’éducation premier et second degré de qualité qui permette le maintien des postes, la transformation des HSA en postes et la création des postes nécessaires

- Contre la suppression des BEP et la généralisation du bac pro en 3 ans

- Pour une autre politique dans les écoles garantissant la scolarisation de tous les enfants en maternelle et dès 2 ans dont les parents en font la demande

- Contre toutes les mesures régressives dans l’éducation et les conclusions du rapport Pochard

- Contre des nouveaux programmes rétrogrades du primaire

- Pour des services publics de qualité, refusons les RGPP et la casse programmée de nos statuts

- Pour le réemploi et la titularisation de tous les précaires sans condition

La CGT-Educ’action Ile-de-France appelle à poursuivre, étendre et amplifier la mobilisation :

- Elle appelle à multiplier les AG d’établissements et de ville (premier et second degré, avec les élèves et les parents) et à poursuivre et étendre la grève reconductible qui s’est installée dans de nombreux établissements

- Elle appelle les enseignants à manifester avec les lycéens mardi 8 avril

- Elle appelle les enseignants à manifester en convergence avec les lycéens mardi 8 avril (préavis de grève déposé)

- Elle appelle tous les personnels, 1er et 2nd degré, à faire grève et à manifester jeudi 10 avril

- Elle appelle à un rassemblement le jeudi 17 avril à 9h00 devant le Palais de justice de Paris pour dire non à la répression et à la violence policière et pour défendre notre camarade Rodolphe Juge

- Elle proposera à l’intersyndicale RP de nouvelles actions rapidement si nous n’obtenons pas satisfaction

Tous avec les lycéens le mardi 8 avril ! 14h00 Luxembourg en direction du ministère

Tous en grève le jeudi 10 avril ! 14h00 Luxembourg en direction du ministère


CGT-Educ’Action Ile-de-France

Appel à la grève dans le premier degré

Ne laissons pas nos enfants être les victimes de la politique budgétaire du gouvernement, avec les autres acteurs de l’éducation amplifions la mobilisation

Face aux attaques sans précédent du gouvernement sur l’éducation nationale et l’avenir de nos enfants, des mobilisations sont en cours : les lycéens, les personnels du second degré et les parents d’élèves sont en train d’organiser la riposte à l’encontre de notre système éducatif laïque, gratuit et cherchant à offrir une même qualité d’enseignement à tous. Tous attendent la mobilisation du premier degré durement touché par la politique d’économie du gouvernement. Localement, des actions conjointes premier et second degré et parents d’élèves se mettent en place (dans le 93, le 94, le 91…).

L’intersyndicale second degré (CGT, SNES, Sud, FO…) appelle, avec les lycéens, à la grève le jeudi 10 avril 2008. La CGT-Educ’Action considère que les enseignants du premier degré ont toute leur place dans cette action.

La CGT-Educ’Action Ile-de-France appelle donc les enseignants du premier degré à la grève et à se joindre à la manifestation pour exiger :

- La possibilité de scolariser les enfants dès 2 ans pour les familles qui le souhaitent (suppression annoncée des maternelles).

- Le maintien et le renforcement des Réseau d’Aide aux Enfants en Difficulté, dont le ministre a annoncé la suppression au mépris des élèves et des professeurs des écoles non formés à la grande difficulté scolaire, et retrait du projet de décret correspondant (qui prévoit aussi la suppression du samedi matin). Nous exigeons aussi le recrutement et le renforcement de tous les postes d’enseignants spécialisés dans toutes les disciplines (référents, psy scolaire…).

- Le recrutement immédiat de postes d’enseignants nécessaires à un encadrement de qualité (avec un abaissement sensible des effectifs par classe).

- Le recrutement massif de remplaçants (exemple : il manque 450 ZIL dans le 93 !).

- Des programmes scolaires respectueux de la dimension critique et citoyenne de notre enseignement et non un retour à l’autoritarisme des années 50.

- Le refus de l’annualisation de nos horaires, des stages de « remise à niveau » pendant les vacances, du projet EPEP et l’abandon de base élèves.

- Pour des services publics de qualité, refusons les RGPP et la casse programmée de nos statuts.

L’Education Nationale, de la maternelle à l’université, est victime du même mépris et des mêmes mesures de restriction budgétaire. C’est donc tous ensemble que nous devons organiser la riposte.

POUR FAIRE GAGNER NOS REVENDICATIONS TOUS EN GREVE LE JEUDI 10 AVRIL MANIFESTATION AU DEPART DE LUXEMBOURG A 14H00


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