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Communiqué de presse de la FERC CGT

Arrestation d’un militant CGT enseignant au Lycée Denis Papin à la Courneuve

jeudi 3 avril 2008, par CGT Educ’Action 94

Rodolphe Juge, enseignant au Lycée Denis Papin à la Courneuve, qui encadrait la manifestation lycéenne parisienne contre les suppressions de postes, a été arrêté par la police ainsi que 5 autres manifestants.
Conduits au commissariat de police du VIIe arrondissement, ils ont été placés en garde à vue.
Le seul tort de notre camarade est de s’être verbalement opposé aux arrestations des jeunes manifestants.

La Ferc-Cgt, l’Unsen-Cgt s’élèvent contre l’arbitraire des forces de l’ordre et la répression syndicale.

Elles exigent la libération immédiate de notre camarade et des jeunes emprisonnés.

Contact Presse Ivan BAQUER TEL. 01 48 18 82 44 - FERC CGT 263 rue de Paris (Case 544) 93515 MONTREUIL CEDEX

FERC : Fédération de l’éducation de la recherche et de la culture


Petit mot de la CGT Educ’Action 94 :

L’actualité nous démontre que’il ne faut pas laisser les collègues du second degré, seuls dans la rue avec les lycéens et les parents d’élèves !

Il est grand temps que tous les profs fassent front commun !

Voir l’appel à la grève dans le prelier degré pour le 10 avril de la CGT, de SUD et de la CNT


POUR REFLECHIR AUX REGRESSIONS SECURITAIRES :

CI DESSOUS, L’APPEL DU CLEJ : SUR LE SITE DU SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE

Ce texte a été lu lors de "La nuit des libertés publiques" le 20 mars 2008, Bourse du travail de Paris

Contre la régression sécuritaire renouer avec la liberté, l’égalité et la justice :

"Le totalitarisme ne tend pas à soumettre les hommes à des règles despotiques, mais à un système dans lequel les hommes sont superflus. "

Hannah Arendt, Les origines du totalitarisme.

Organisations et citoyens d’horizons divers, nous sommes réunis pour tenter d’élaborer un discours et des actions alternatifs au modèle régressif sécuritaire aujourd’hui à l’œuvre dans la plupart des démocraties occidentales. Nous avons l’ambition de porter une analyse globale sur l’évolution en cours. Nous ne pouvons nous satisfaire d’une société qui, depuis plusieurs années, démantèle l’Etat social et renforce sans cesse l’Etat pénal ; une société dans laquelle le mode de régulation n’est plus social mais punitif et où l’outil pénal est utilisé au lieu et place de politiques sociales, sanitaires, éducatives. Nous refusons une société qui perçoit une partie de ses enfants comme une menace qu’il conviendrait de juguler par un recours accru à l’enfermement, en revenant un demi-siècle en arrière.

Nous nous revendiquons des droits de l’homme et du citoyen appliqués à tous, de la responsabilité citoyenne reconnue à tous, de la sécurité des personnes assurée par une action publique basée sur des dispositifs démocratiques développant droits et devoirs de chacun et de tous, des pratiques sociales axées sur la dignité des personnes.

Un devoir collectif s’impose tous les jours davantage : s’opposer aux référentiels « scientifiques » d’appui aux politiques sécuritaires et néolibérales ainsi que l’instrumentalisation des dispositifs d’aide ; aider les travailleurs sociaux, les Professionnels de santé, les enseignants, les personnels du monde judiciaire à s’en préserver et à maintenir une éthique et une politique de justice.

Nous saluons ici comme exemplaires des luttes récentes aussi diverses qu’essentielles : Pas de zéro de conduite, la mobilisation contre le fichage systématique de pans entiers de la population et notamment des enfants à travaers le fichier « base-élèves », le refus de la caporalisation des psychanalystes et psychothérapeutes, le collectif « anti-délation » contre la loi de prévention de la délinquance, la lutte du Réseau Education Sans Frontières, les grèves et luttes contre les remises en cause des droits sociaux et du droit du travail, la mobilisation contre les peines-planchers ou contre la loi « rétention de sûreté ».

LIRE LA SUITE ET TELECHARGER LE DOCUMENT SUR LE SITE DU SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE