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Communiqué de la CGT Educ’Action

Suppression du samedi matin... ou comment travailler plus en autant d’heures ?

mercredi 26 mars 2008, par CGT Educ’Action 94

( 26/03/08 dernière mise à jour : voir PJ)

Le Se-Unsa et le Sgen-Cfdt ont signé le « relevé de conclusions commun pour la réutilisation des heures supprimées le samedi matin, pour l’aide aux élèves rencontrant des difficultés d’apprentissages à l’école primaire », le Snuipp réservant sa signature... (Rappelons que les autres syndicats, dont la Cgt avaient refusé de signer le "protocole de discussion" mis en place par Darcos)...

Dans le tableau ci-dessous, nous donnons le détail de la nouvelle répartition horaire.

Aujourd’hui  :

Semaines travaillées : 36

Nombre d’heures de classe/semaine : 26

Nombre d’heures de classe/an : 936

Conseils d’école : 6

Concertations IEN : 12

Concertations internes : 18

Total annuel 972

Demain

Semaines travaillées : 36

Nombre d’heures de classe/semaine : 24

Nombre d’heures de classe/an : 864

Conseils d’école : 6

Animations pédagogiques et Formation : 18

Heures de travaux en équipes pédagogiques et relations avec les parents  : 24

Heures consacrées à des actions directes auprès des élèves concernés et au temps d’organisation correspondant : 60

Total annuel 972

Pas de réduction du temps de travail pour les enseignants des écoles, rien de nouveau depuis 40 ans ! Le temps de service demeure à 27 heures ; il peut en réalité aller jusqu’à 28h30 puisque l’accueil des élèves est assuré 10 min avant les cours chaque demi-journée. Par contre, une annualisation plus importante du temps de travail.

Il est à noter que ce "protocole" très flou, renvoie de multiples décisions au terrain et/ou aux IEN, dont le rôle est renforcé. C’est lui qui validera en effet ou non les décisions prises par les enseignants en ce qui concerne le repérage des élèves en difficulté. Ceci augure mal de l’égalité de traitement et renforce le poids de la hiérarchie.

D’autres décisions sont renvoyées à des textes réglementaires qui sortiront !...

Il est à noter également que la formation continue des enseignants sera prise (en partie ?) sur les 72 heures d’enseignement supprimées (2 heures par samedi x 36). Six heures supplémentaires (18 au lieu de 12) seront consacrées à des formations courtes. Le temps de formation dans ce cadre représenterait une journée par an, c’est-à-dire une semaine dans une carrière. A comparer aux 36 semaines auxquelles un enseignant des écoles a théoriquement droit, actuellement.

Prémices probables d’une baisse considérable de la Formation Continue sur le temps de travail, en liaison avec la chute brutale de recrutement aux concours.

Pas de réponses réelles sur quelques questions de fond :

• L’allègement des programmes : comment faire en 24 heures un programme prévu sur 26 ?

• La mise en place du dispositif dans les écoles maternelles. Comment va-t-on contraindre des enseignants de maternelle à intervenir en élémentaire, qui paiera les frais de déplacement ?

• Le rôle des directeur-trices reporté à d’autres discussions.

• L’articulation avec les dispositifs institutionnels ou non en place actuellement (études, prise en charge dans le cadre des ZEP...).

• Les zones rurales.

• Les écoles présentant largement plus de difficultés que d’autres.

• Le rôle des Rased.

La place des évaluations nationales et des Programmes Personnalisés de Réussite Educative est accentuée.

2 syndicats ont signé, avec empressement, ce "protocole", nous ne voyons pas quelles sont les avancées qu’ils annoncent...
A travers ce texte, tout comme dans les autres mesures avancées, dans un cadre budgétaire contraint, le ministre de l’Education nationale renvoie la prise en charge de la difficulté scolaire en dehors du temps de classe sans en donner les moyens réels aux équipes éducatives.

Si les relations avec les parents sont positivement reconnues comme faisant partie du temps de travail : 6 heures annuelles, c’est notoirement insuffisant au regard du temps indispensable passé actuellement par les enseignants des écoles avec les parents, notamment dans le suivi des élèves les plus en difficulté.

De plus, l’annonce des stages d’une semaine de remise à niveau lors des congés de printemps 2008, la mise en ligne des résultats des élèves aux évaluations CE1 et CM2, le nouveau mode d’évaluation des enseignants ne sont des réponses acceptables ni pour la réussite de tous les élèves ni pour l’amélioration des conditions de travail des enseignants.

Les 60 heures consacrées à des actions directes auprès des élèves concernés et au temps d’organisation ne peuvent être une réponse à la grande difficulté scolaire.

Le maintien, le développement des réseaux d’aides en sont une.

L’action d’enseignants spécialisés, des rééducateurs, de psychologues scolaires est une nécessité.

Rappelons que le temps de travail des enseignants du premier degré est évalué par le ministère à environ 40 heures par semaines et que la CGT milite pour une RTT dans l’Education Nationale.

Enfin le Conseil Supérieur de l’Education du 20 mars a rejeté cette « suppression du samedi matin » à 31 voix contre (14 abstentions et 19 pour).


DEPECHE DE L’EDUCATION :

La suppression de l’école le samedi néfaste pour les enfants, selon un spécialiste


LIRE LES ARTICLES EN LIEN PUBLIES SUR LE SITE :

COMPTE RENDU DE LA CONFERENCE DEBAT FCPE DU 23/10/2007 : RYTHMES BIOLOGIQUES,SEMAINE DE 4 JOURS....AVEC DES UNIVERSITAIRES

RELEVE DE CONCLUSION COMMUN

REFORME DE L’ECOLE PRIMAIRE

Analyse CGT sur les nouveaux programmes

Stages de remise à niveau : pour nous c’est non !


DEPECHE AFP du 20/02/08 :

DARCOS DETAILLE MERCREDI LES NOUVEAUX PROGRAMMES DE L’ECOLE PRIMAIRE

LIRE LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’UNSEN-CGT :

DARCOS A PERIGUEUX .... MARTINON A L’EDUCATION, EPREUVES DU CONCOURS REPORTEES, DOTATIONS AMPUTÉES