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Informations internationales de l’Education et du syndicalisme

Au niveau mondial, créer des droits pour les enseignants et pour les élèves

semaine du 1er au 7 décembre 2007

dimanche 2 décembre 2007, par CGT Educ’Action 94

Brésil – les syndicats d’enseignants engagés dans la Conférence nationale de l’éducation basique.

Du 14 au 18 avril 2008 aura lieu à Brasilia la 1ère Conférence Nationale de l’éducation basique. C’est jusqu’au 15 décembre qu’ont lieu des conférences préparatoires au niveau de chaque État de la fédération brésilienne.

Les deux organisations syndicales d’enseignants – CNTE (enseignement public) et CONTEE (enseignement privé), toutes deux affiliées à la Centrale Unique des Travailleurs (CUT) - sont membres de la Commission organisatrice nationale avec les représentants du Ministère de l’Education et de la Culture, des collectivités territoriales (municipalités, Etats), des parents – CONFENAPA et des étudiants – UBES...

Ce qui n’empêche pas un regard critique sur l’initiative, notamment parce qu’elle intervient après l’instauration d’un plan de développement de l’Éducation et non avant, comme il aurait été plus logique.

Dans une entrevue publiée sur le site de la CONTEE, son secrétaire chargé de cette question y voit cependant plusieurs points d’intérêts :
l’implication de divers secteurs de la population brésilienne, au travers des organisations, notamment syndicales, participantes
la possibilité pour les enseignants d’y faire avancer leurs propositions, notamment des revendications sur leur formation initiale et continue.
Son organisation, par sa participation, aux conférences d’États et à la conférence nationales, s’engage à en faire des lieux de propositions concrètes et non pas d’avalisation de décisions gouvernementales.

Lesotho : La faim éteint la soif d’apprendre

« Le Lesotho, un pays montagneux, entouré de toutes parts par l’Afrique du Sud, connaît actuellement l’une des sécheresses les plus dévastatrices de ces trente dernières années : près d’un quart de la population, soit 400 000 personnes, vivent dans une situation d’insécurité alimentaire. « Cette année, la sécheresse a privé les familles [de ces] enfants de leurs cultures. Ils viennent à l’école le ventre vide. Honnêtement, je ne sais pas où ni quand ils sont nourris. Ce sont ceux-là qui s’endorment en classe ; ils n’ont pas d’énergie », a raconté à IRIN le directeur de l’école, Francis Adewale, un Nigérian de 39 ans. »
« Il a été reconnu que l’incapacité du Lesotho à atteindre ses objectifs en matière d’éducation était liée à la situation d’insécurité alimentaire croissante. Selon le dernier indice de développement humain du PNUD, entre 1991 et 2004, le taux de scolarisation des enfants en âge d’aller à l’école primaire a augmenté au Lesotho, passant de 71 à 86 pour cent, tandis que le nombre d’inscriptions à l’école secondaire est passé de 15 à 23 pour cent. En revanche, le nombre d’élèves poursuivant leur cursus jusqu’à l’âge de 11 ans n’a pas augmenté en parallèle ; il a même légèrement diminué, pour tomber de 66 à 63 pour cent. »

Signalé par le Café Pédagogique, cet article de l’IRIN (Integrated Regional Information Networks, un organisme dépendant de l’ONU) alerte sur une situation désastreuse symbolique de l’éducation dans de nombreux pays.

Italie – un tout premier pas vers la reconnaissance de l’ancienneté des personnels administratifs et techniques issus des collectivités territoriales

Lors du rassemblement unitaire (voir l’ « Infos Internationales » précédent) organisé le 29 novembre devant la Chambre des Députés, une délégation a été reçue par la Commission Culture, dont le Président a promis l’abrogation de l’alinéa 218 de l’article 1er de la loi de Finances 2006, ce qui ouvrirait la reconnaissance de l’ancienneté des personnels d’Etat qui étaient auparavant personnels des collectivités territoriales. voir le communiqué commun

Portugal – succès de la grève de la Fonction Publique le 30 novembre

Selon la FENPROF, « les travailleurs de l’Administration Publique ont donné au gouvernement la réponse qu’il mérite après avoir imposé des politiques contraires à leurs droits et remis en cause l’avenir d’une Administration au service de la population ». Les chiffres, minorés par le gouvernement et tout particulièrement le Minsitère de l’Education, sont très importants : près de 300 écoles étaient fermées dans la Région Centre, le Ministère annonçant une trentaine, selon le SPRC