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Premier et Second Degré

Dans l’Education, non aux décrets De Robien, refus des suppressions de postes

appel à la grève le lundi 2 avril

jeudi 29 mars 2007, par CGT Educ’Action 94

- Les syndicats des personnels ont unanimement condamné les décrets Robien, et continuent d’exiger :
-  dans le second degré, l’abrogation du décret du 13 février 2007 qui dégrade les statuts des enseignants, contraignant ceux-ci à accepter d’enseigner sur des postes fractionnés (plusieurs établissements) ou dans des disciplines pour lesquelles ils n’ont pas été formés. Il entraîne également la réduction des moyens UNSS.
-  dans le 1er degré, l’abandon du projet de décret sur les Etablissements Publics d’Enseignement Primaire (EPEP), qui applique la loi de décentralisation Raffarin à l’école, après les ATOSS. Ce projet de destruction de l’école primaire prévoit des nouveaux directeurs-chefs d’établissements, soumis à la gestion d’un Conseil d’Administration constitué par une majorité de représentants des municipalités pouvant fixer les rythmes scolaires, les priorités pédagogiques et recruter des personnels. Ces EPEP font aussi peser de graves menaces sur la répartition des postes d’enseignants.

- Les syndicats des personnels ont également condamné les suppressions massives de postes et de moyens dans les collèges et lycées et l’insuffisance de créations dans les écoles.
- Nous condamnons la disparition des postes et des missions spécifiques des professeurs des écoles itinérants chargés de l’intégration et de la scolarisation des élèves en situation de handicap.
- Nous demandons de véritables moyens pour la scolarisation des élèves handicapés pour une égalité des droits.
- Nous condamnons la répression faite dans certains départements contre les directeurs d’écoles pour cause de grève administrative ou de refus de mise en place de la base élèves, fichier que nous dénonçons.

Les personnels ont largement montré leur détermination lors de grèves (18 décembre, 25 janvier, 8 février, 20 mars) et d’initiatives locales avec le soutien des parents. Souvent, les CA ont refusé les dotations horaires proposées par l’Administration.

Pourquoi être en grève le 2 avril ?

Le Conseil Supérieur de l’Education est réuni au ministère sur la question du socle commun de la loi Fillon.
Nous n’avons cessé de contester la mise en oeuvre de ce dispositif qui traverse le primaire et le secondaire et qui est le corollaire des mesures engagées dans l’Education : loi Fillon, décrets Robien, décentralisation, insuffisance des moyens... Mesures qui rentrent dans le cadre du désengagement de l’Etat dans les missions du service public.

Nous appelons tous les personnels du 1er et du second degré à la
Grève le lundi 2 avril
Et ce jour,
- à se rassembler devant le ministère à 10h00
- puis à se retrouver en AG région parisienne à Paris

Cet appel rejoint ceux du Val d’Oise (SUD-CGT...), de Paris (CGT-SUD...), des Hauts de Seine (SUD...), de la Seine Saint Denis (CNT...).