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grève unitaire jeudi 8 février

OUI à des services publics efficaces ! NON à leur destruction massive !

tract de l’Union Nationale CGT-Educ’Action

samedi 3 février 2007, par CGT Educ’Action 94

Missions, emplois et salaires sont indissociables et au coeur
des enjeux communs à tous.

Le coup sans précédent porté à l’ensemble des services publics par le
budget 2007 et les réformes statutaires successives, constitue un
tournant majeur dans l’application accélérée de la réforme dite de
« modernisation de l’Etat » engagée depuis cinq ans.

L’objectif affiché est la remise en cause d’une grande part des
missions de services publics et notamment la diminution de la masse
salariale (nombre d’emplois et coûts salariaux, niveau des salaires).
Ainsi, l’Education nationale concentrant 50 % des agents civils de
l’Etat, la suppression de l’équivalent de 10 000 emplois aujourd’hui
dans ce secteur contribue au désengagement de l’Etat et répond au
dogme de la réduction des dépenses publiques. A cela s’ajoutent
600 000 heures supplémentaires supprimées et non transformées en
emplois, le transfert des personnels TOS aux collectivités territoriales.

L’action du gouvernement ne se
borne pas à faire des économies
au détriment de la qualité du
service public de l’Education
nationale et des conditions de
travail des personnels. Elle porte
une autre conception de l’Ecole
dans laquelle l’égalité des
chances se substitue à l’égalité
des droits, pilier du service
public.

Le programme de « destruction massive » d’emplois, cohérent
avec la loi d’orientation pour l’Ecole, poursuit le même but : libéraliser, optimiser, externaliser.

Fidèle à son adhésion à la stratégie de Lisbonne, le ministre de
Robien formalise ses réformes libérales (formation des maîtres,
nouveau statut des écoles et des directeurs, réforme statutaire des
décrets de 1950, allongement du temps de travail, évaluation au
mérite, réduction des dépenses -ISSR-…) à contre courant des luttes
engagées par les personnels, en France comme dans le reste de
l’Europe.

Il compte sur le renouvellement important des personnels pour changer la nature du travail et obtenir l’adhésion à son projet, notamment avec le remplacement à l’interne, les mentions complémentaires aux concours conduisant à la bivalence...

Sa stratégie c’est :
- refuser tout dialogue social ;
- réformer tous azimuts : après les collèges et les lycées, c’est le fonctionnement de l’école qui est visé, ainsi que l’enseignement professionnel avec le projet d’annualisation du temps de
travail des PLP, la réforme des examens et la généralisation du CCF, le développement de l’apprentissage… ;
- passer en force en changeant les règles à coup de décrets ou circulaires.

Cette politique n’est pas circonscrite à l’Education nationale.
Santé, Transports, Equipement, Services postaux… sont progressivement démantelés et leurs
missions dénaturées. Le service à l’usager n’est plus la priorité. Non seulement les conditions de
travail s’aggravent mais l’insuffisance de personnels met en péril la sécurité de tous.
Les emplois sont déqualifiés, flexibilisés, précarisés, les salaires bloqués.
C’est ensemble qu’il faut imposer l’ouverture de véritables négociations salariales rattrapant le pouvoir d’achat perdu au risque de renoncer à la qualification au profit de compétences payées
au mérite.

L’ensemble des réformes en cours ont, pour les enseignants comme pour tous les fonctionnaires, un même leitmotiv : travailler plus et plus longtemps… et perdre du pouvoir d’achat !

Une toute récente étude fait état d’une baisse du pouvoir d’achat de 20 % pour les enseignants
de 1981 à 2004.

Ensemble il faut inverser ces choix politiques en faveur de services publics renforcés et élargis, de
conditions de travail et de rémunérations améliorées.

L’action unitaire des salariés a toujours été facteur de progrès social…

Messages

  • COMMUNIQUÉ CGT ENERGIE PARIS

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    NON A LA PRIVATISATION EDF GDF

    Sarko l’avait promis :« on ne viendra pas à la privatisation ». La vidéo FR3 du 06/04/2004. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Menteur ou impuissant, c’est donc à nous de lui faire tenir parole.

    http://www.cgt-energie-paris.com/phpBB2/PHOTOS/AUTRE/Sarkofr3-06-04-2004.wmv

    mon nom ne vous dit peut-être rien, mais vous connaissez forcément son oeuvre, ou tout au moins son travail. ...
    Membre du Groupe d’Intervention des Gaziers Nationalisés« GIGN »

    http://www.cgt-energie-paris.com

    Résistance à EDF-GDF
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    INCENDIE AU SQUARE DES INNOCENTS À PARIS

    La CGT Energie Paris dénonce les effets dramatiques de la politique de privatisation de Gaz de France à Paris.

    Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 mars, un violent incendie s’est déclaré dans un immeuble du 1er arrondissement causant la mort de 3 personnes et blessant grièvement 2 pompiers.

    La gravité de l’incendie a été accentuée par une fuite de gaz qui s’est enflammée après que la conduite en plomb ait fondu sous l’effet de la chaleur.

    Les services de sécurité de gaz et les pompiers ont eu les plus grandes difficultés à couper l’alimentation en gaz de l’immeuble. En effet, les suppressions massives d’effectifs, des plans de secteur plus à jour, voire perdus dans les déménagements liés aux réformes de structures, le fait que l’entretien des organes de coupure générale des immeubles ne soit plus effectué, tout cela explique cette situation.

    Dans ce cas précis, non seulement l’organe de coupure était mal répertorié, mais il avait été enterré suite à des travaux effectués par la Ville de Paris. De plus, il n’était pas manœuvrable parce que l’entretien de ces organes de coupures n’étaient plus assurés faute d’effectifs.

    Ce drame n’aurait pas eu lieu :

    Si comme auparavant dans le cadre du Service Public, les contrôleurs de travaux étaient amenés à vérifier les chantiers tiers lorsqu’ils étaient terminés ce qui aujourd’hui, faute d’un effectif suffisant, est interdit par les directions,
    Si comme auparavant le poste de secours gaz n’avait pas été déstructuré au profit d’un système d’astreinte difficilement opérant pour maintenir la sécurité gaz sur Paris lors d’incidents graves.

    La CGT dénonce depuis des mois, cette politique d’économie liée à la politique de privatisation.

    Le jeudi 8 mars au matin, une délégation CGT avait rencontré la direction de Paris Aurore pour dénoncer à nouveau cette politique qui met en danger la sécurité, et de la population, et des agents.

    Alors que la direction, dans le but de faire taire le personnel, pratique une politique de répression : 3 militants CGT sont menacés de licenciement, 4 autres de mises à pied ou de déclassements professionnels, suite à une manifestation dénonçant les dérives de la politique de privatisation de l’entreprise,

    Alors que la direction assigne le syndicat Energie Paris devant le TGI de Paris pour une somme de 21000 € en dommages et intérêts suite à cette manifestation, ceci afin d’étrangler financièrement l’organisation syndicale,

    La CGT Energie Paris ne peut que continuer malgré la politique de répression, à dénoncer le scandale de la politique menée par les directions.

    Ce drame démontre à nouveau que privatisation et distribution du gaz sont incompatibles.
    Ce drame démontre que les bénéfices engrangés par Gaz de France dans le cadre d’une politique de récession sociale (2,3 milliards, +35,4%) sont aujourd’hui antinomiques avec la sécurité et le Service Public car reversés aux actionnaires mais non plus investis dans la sécurité et l’entretien du réseau.
    Paris le 15 mars 2007
    CGT ENERGIE PARIS CGT-UFICT
    www.cgt-energie-paris.com

    Voir en ligne : INCENDIE AU SQUARE DES INNOCENTS À PARIS