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déclaration de l’Union Nationale CGT-Educ’Action

Attaque sans précédent contre nos statuts

Avec l’ensemble des organisations syndicales, la CGT a refusé de siéger au CTPM le 11 décembre. D’ores et déjà, elle appelle à la grève le 18 décembre

vendredi 8 décembre 2006, par CGT Educ’Action 94

Nous sommes confrontés à la plus grave attaque contre nos statuts depuis 2000 (statut des PLP).
Le ministre de l’Education applique aux décrets de mai 1950 relatifs aux obligations de services
des enseignants du second degré et à nos statuts particuliers sa politique de déréglementation.

- Qualification disciplinaire : elle est remise en cause par la notion fourre-tout de « compétence ».
Avec celle-ci, le ministre veut imposer la bivalence pour tous les corps (sauf agrégés) en nous faisant enseigner une deuxième discipline, voire une troisième pour certains PLP.
C’est l’objectif de la mise en place de la mention complé-mentaire (acquise par concours, notamment pour les futures profs, ou par reconnaissance des acquis de l’expérience). Une pseudo prime sert de « carotte », mais est soumise à conditions (être titulaire de la mention complémentaire, l’enseigner au moins 3 h...). Beaucoup l’enseigneront malgré eux et sans formation, mais seront exclus de la prime !

- Flexibilité géographique : ceux qui assurent un service incomplet dans leur établissement devront choisir entre un service partagé (jusque dans trois établis-sements de la même commune ou de deux communes non limitrophes) et l’enseignement au pied levé d’une autre discipline dans leur établissement.
Avec la réforme prévue des horaires d’enseignement en collège et lycée, les services incomplets pourraient se multiplier... Premiers touchés, les TZR pourront effec-tuer tout leur service dans une autre discipline, sans prime et avec une ISSR* en diminution ! [*Indemnité de Sujétion Spéciale de Remplacement]

- Elargissement des missions : outre la bivalence, le ministre impose à tous les personnels, dans leurs statuts, « des actions d’éducation et de formation autres que d’enseignement ». Le recteur détermine ces actions, le chef d’établissement les met en œuvre.
Ainsi l’arbitraire se substitue à une réglementation natio-nale : une mission = une décharge.

- Décharges spécifiques : elles disparaissent statu-tairement pour entrer dans ce dispositif. L’attribution, éventuelle, d’heures relèvera donc de la compétence locale.

- Heure de chaire : seuls les enseignants intervenant plus de 6 h en première ou terminale dans une matière faisant l’objet d’une épreuve obligatoire au bac la conser-veront. 30 % au moins de ces heures seraient ainsi récupérés !

- EPS : les 3 h d’Association Sportive pourront être remplacées par 3 h d’enseignement. L’AS pourrait alors être mise à mal et même carrément supprimée, ceci au détriment des jeunes n’ayant pas accès aux clubs payants. Et le nombre de postes d’EPS continuerait à chuter !

Depuis des semaines, l’intersyndicale (15 syndicats publics et privés, 99 % des personnels) appelle à l’action.
Le ministre n’en a que faire. Il ignore nos revendications tout en se plaçant en donneur de leçons.

QUEL MEPRIS POUR LES PERSONNELS !

Exigeons le retrait des projets de décret !
Le ministre doit ouvrir des négociations pour que soient prises en compte les réalités de notre métier, améliorées nos conditions de travail et de rémunération !

Entre le 11 et le 18, de nombreuses initiatives locales sont déjà programmées :
AG d’établissement, manifestations, délégations auprès de parlementaires et de préfets, grèves,...
Multiplions partout ces actions pour réussir, le 18 décembre [jour où le CTPM sera sans doute reconvoqué], la mobilisation qui fera barrage à ces projets.