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FCPE 94 - CGT-Educ’Action 94 - CNT-Education 94 - FSU 94 - SUD-Éducation 94

UNE RENTREE SCOLAIRE DESASTREUSE !

Les faits sont là, la rentrée ne s’est pas bien passée !

vendredi 22 septembre 2006, par CGT Educ’Action 94

La rentrée de septembre 2006 se caractérise une fois de plus par des classes surchargées et de nombreux enfants non inscrits dans le Val-de-Marne. C’est la conséquence du choix gouvernemental de limiter les dépenses publiques et de supprimer deux fois plus de postes que ce qui correspondait à la baisse des effectifs !

Pour les élèves, une forte dégradation du droit à la scolarisation
- les classes à 28, 29, 30 et plus se multiplient à tous les niveaux de la scolarité mais de plus en plus fréquemment dans les classes de CP !
- l’accueil des enfants de deux à trois ans en maternelle est en recul,
- beaucoup de lycéens sont sans affectation ou inscrits hors secteur dans des filières non souhaitées,
- l’État se désengage de l’Adaptation et l’Intégration Scolaire (AIS) :
- les RASED (réseaux d’aide aux enfants en difficulté) sont incomplets et donc dans l’incapacité de prendre en charge tous les élèves concernés ! De plus, le non-remplacement des enseignants qui partent en formation diminue de moitié la prise en charge des élèves.
- les Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS), sans réelle formation spécifique et en nombre insuffisant, ne peuvent répondre aux besoins réels des élèves et leurs familles et des établissements scolaires concernés,
- l’État bafoue les promesses d’aides spécialisées faites aux parents lors des passages commissions d’orientation de leurs enfants,
- des options sont supprimées dans le second degré, des classes partagées entre plusieurs enseignants, les horaires non appliqués, des dédoublements de classe supprimés, des postes non pourvus et dans des délais très rapides, les remplacements ne seront plus assurés dans certaines disciplines (EPS notamment), des enseignants contraints d’enseigner hors de leur discipline, des élèves de niveaux différents regroupés dans la même classe en langues vivantes...
- le service public d’orientation est liquidé.
- la mise en place du socle commun correspond à un enseignement au rabais
- les élèves en échec et leurs familles sont confrontés à la mise en place des PPRE (programmes personnalisés de réussite éducative) au lieu d’un réel soutien scolaire
- la formation des jeunes majeurs et des enfants scolarisés de parents sans-papiers est mise en péril par les mesures d’expulsion.

Pour les personnels, une forte dégradation des conditions de travail qui rejaillit sur les conditions de scolarisation des élèves
- les TZR (Titulaires sur Zone de Remplacement) du secondaire sont exploités et flexibilisés ; certains enseignent sur trois établissements. Dans l’élémentaire, les titulaires remplaçants sont parfois obligés de prendre des postes en AIS, sans formation à cette fonction.
- la formation des maîtres spécialisés (CAPA-SH), par les modalités de l’alternance, réduit sa durée et son contenu.
- les professeurs stagiaires (IUFM) sont utilisés comme moyen d’enseignement et de remplacement : les PE2 (professeurs des écoles), sans formation préalable sont envoyés dans des classes dans le cadre des « stages filés », tout comme le sont depuis longtemps les stagiaires du second degré.
- aucun moyen humain et financier supplémentaire n’est donné pour combler la surcharge de travail pour les enseignants, aggravée par la création des PPRE pour, soi-disant, aider les élèves en grande difficulté et leur faire acquérir le fameux socle commun,
- la pression sur les personnels s’accroît par l’augmentation des hiérarchies intermédiaires, instillées par les lois Fillon-De Robien ( Conseils Pédagogiques et Emploi de Vie Scolaire...), mesures qui contribuent à l’éclatement du statut national.
- les enseignants, vacataires et contractuels, sont licenciés, parfois après plusieurs années d’ensei­gnement, tandis qu’on continue à recourir aux contrats précaires comme les Emplois Vie Sco­laire (EVS), « bonnes à tout faire » des écoles, au lieu de former du personnel titulaire qualifié,
- les statuts des personnels continuent à être attaqués, obligation est parfois faite d’enseigner en dehors de la discipline de recrutement, la formation continue est sabotée,
- la charge de travail augmente pour les personnels, chargés de suppléer le manque de conseillers d’orientation, d’assistantes sociales, de personnel administratif, de personnels de santé... les personnels de la vie scolaire sont débordés,
- la revalorisation salariale est si faible qu’elle ne permet pas de maintenir le pouvoir d’achat.

Il faut défendre le droit à la scolarisation de tous les élèves !

Tous les enfants, tous les élèves en âge d’aller à l’école, quels qu’ils soient, d’où qu’ils viennent et quelle que soit leur situation administrative ou celle de leurs parents ont le droit à l’éducation, le droit d’être scolarisés dans des conditions décentes. C’est le devoir de l’état et cela passe par des mesures d’urgence du ressort de l’Inspecteur d’Académie, du Recteur et du Préfet :

- des ouvertures de classes, et pour le moins, le respect des seuils décidés dans notre départe­ment (Cachan, St Maur, Ivry, etc....).
- la mise en place rapide de RASED complets,
- la nomination des AVS promis, en nombre suffisant et formés spécifiquement,

POUR L’ÉCOLE PUBLIQUE DE LA RÉUSSITE DE TOUS LES ÉLÈVES !

Pour avoir les moyens de proposer à tous les élèves le plus haut niveau de formation et combattre l’o­rientation précoce et l’apprentissage junior, nous revendiquons :
- 1)l’abaissement généralisé des effectifs dans toutes les classes, avec une réflexion sur les be­soins spécifiques pour l’accueil des élèves lors des premières années de maternelle,
- 2)la création de tous les postes nécessaires (le recrutement de personnel titulaire, qualifié en nombre suffisant (TOS, enseignants, AIS, vie scolaire, psychologue et médecin scolaire etc....).
- 3)le retour au sein de l’Ecole publique des postes supprimés ces 5 dernières années (25 000).
- 4)l’attribution exclusive des fonds publics à l’Ecole Publique (Ex. suppression de la loi obligeant les municipalités à payer pour la scolarisation dans le privé).
- 5)le réemploi immédiat et la titularisation des précaires de l’Education Nationale.
- 6)la défense de la sectorisation scolaire liée à une politique urbaine de mixité sociale dans les quartiers.

Les organisations signataires appellent personnels, parents et élus à se réunir dans les écoles et les établissements pour rassembler leurs revendications et venir les porter

LE MERCREDI 20 SEPTEMBRE 2006

à 10 heures : délégations à l’Inspection Académique (68/70 avenue du Gal de Gaulle à Créteil), pour lesquelles une audience est demandée à l’Inspecteur d’Académie
14 heures : Rassemblement devant la Préfecture de Créteil à l’occasion du C.D.E.N. (Comité Départemental de l’Éducation Nationale, présidé par le Préfet et réunissant des représentants des personnels, des parents et des élus)

Les organisations signataires ont décidé de rester en contact pour décider ensemble des suites à donner.

DECLARATION COMMUNE

Les organisations soussignées apportent leur soutien à la lutte des « 1 000 de Cachan » pour des papiers, une école, un logement pour tous.
Elles demandent l’ouverture immédiate des classes nécessaires pour la scolarisation de tous les enfants concernés.

CGT-Educ’Action 94, CNT-Éducation 94, FCPE 94, FNEC-FP-FO 94, FSU 94, SUD-Éducation 94

Créteil le 12 septembre

Les organisations signataires appellent également
les enseignants et personnels à faire grève, les parents à manifester

le jeudi 28 septembre 2006
MANIFESTATION REGIONALE - 14H30 BD ST MICHEL
(à la hauteur de la place de la Sorbonne).

Les organisations signataires ont décidé de se rencontrer après la grève des personnels de l’Education Nationale du 28 septembre pour décider ensemble des suites à donner.