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CHSCT départemental : déclaration de la CGT-Educ’Action 94

jeudi 27 juin 2019, par CGT Educ’Action 94

Mesdames et Messieurs les membres du CHSCT94

Avant toute chose, nous jugeons pertinent que nous abordions lors de cette séance, deux questions liées de façon organique : celle des conditions de travail des professeur.es, aussi bien dans le premier degré que dans le second degré, qui n’ont cessé de se dégrader mais aussi des cas de plus en plus en fréquents de pressions psychologiques confinant au harcèlement moral à l’encontre des professeurs titulaires, stagiaires et contractuel.les par la direction et ce, à tous les échelons.

En effet, il y a le problème plus que récurrent des classes surchargées qui empêchent le bon fonctionnement de tout cours, le cas des DHG réduites conséquence de la mise en place des réformes , tout particulièrement du lycée et de la voie professionnelle et anticipant la suppression de nombreux postes plus que nécessaire pour la scolarisation efficiente de nos élèves issus pour beaucoup dans notre département de milieux défavorisés. La finalité étant une précarisation non seulement des conditions de travail mais aussi de la qualité d’enseignement ; une précarisation de notre métier qui tend à évoluer vers de la surveillance.

Puis il y a ces multiples cas de pressions psychologiques, ressentis par de nombreux collègues comme du harcèlement moral de la part de responsables hiérarchiques à l’égard des professeur.es du premier et second degré, que nous avons recensé dans notre département mais aussi au niveau académique. En effet des collègues ne peuvent plus supporter le comportement arbitraire et méprisant d’une IEN à Villejuif où bon nombre de collègues dépité.es se retrouvent dans une situation de détresse qui peut à tout moment évoluer vers un drame.

Tous ces faits interviennent dans un moment particulièrement difficile qui voit chaque jour notre statut et notre métier attaqués dans ses fondements et sa vocation. Or ce que nous voulons est une amélioration de nos conditions de travail qui ne pourra que se répercuter de façon positive sur la qualité de l’enseignement. L’administration se doit de répondre afin d’enrayer cette mise en place d’une école au rabais voulue par les instances dirigeantes sous le slogan fallacieux et trompeur d’école de la confiance et qui instituera une école discriminante pour les élèves issus des classes populaires et des milieux défavorisés.
Par ailleurs, nous attendons une réponse face aux problèmes liés à la canicule : plus de 30° dans les classes et pas de coin d’ombre dans les écoles.

Est-ce possible d’organiser un groupe de travail ou une commission concernant cette problématique ?
Il nous semble important de répondre aux revendications légitimes de nos collègues, des parents et des élèves car il est nécessaire d’assurer leur sécurité, en cette fin d’année très complexe.

Nous vous remercions pour votre écoute.