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Déclaration de la CGT-Educ’Action 94 CDEN du 18 février 2018

mardi 19 février 2019, par CGT Educ’Action 94

Faire de l’École une priorité nécessite des moyens et une politique ambitieuse. Hélas, c’est tout l’inverse que propose ce gouvernement. Les politiques menées depuis près de 20 ans ont conduit à l’augmentation des inégalités scolaires et à la dégradation des conditions de travail des enseignant·e·s. Actuellement, l’Assemblée nationale examine le projet de la mal nommée « loi pour une école de la confiance », portée par le ministre de l’Éducation. Jean-Michel Blanquer propose une loi qui remet en cause la liberté d’expression des personnels, fait des cadeaux à l’enseignement privé en contraignant les communes à fiancer les écoles maternelles privées, instaure l’école du socle et détruit la formation initiale, et met l’évaluation à la botte du ministère en supprimant le CNESCO mais fait confiance aux enseignant·e·s en faisant fonctionner l’école avec toujours moins de moyens. Ainsi, 2650 postes vont être supprimés dans le second degré, 400 postes dans les administrations. Dans le premier degré, les 1800 créations ne compenseront pas les 4000 postes nécessaires pour le dédoublement des CE1 en REP, ce qui dégradera les conditions de travail des élèves et des enseignants partout ailleurs.
Ainsi, pour le Val de Marne, malgré les 180 postes attribués pour 92 élèves supplémentaires, 173 seraient dédiés au dispositif « 100 % réussite ». Difficile d’envisager des ouvertures de classes ou créations de postes là où c’est nécessaire. La carte scolaire ne pourra se faire que par redéploiements des moyens et par de nouvelles dégradations des conditions de travail et d’apprentissage. Si nous actons positivement les ouvertures proposées, nous regrettons fortement que cela entraîne la fermeture de nombreuses classes, surtout en maternelle.
Concernant les effectifs, près de la moitié des écoles maternelles et élémentaires auront en moyenne des effectifs au-dessus de 25 élèves par classe, parmi ces écoles, 44 auront des moyennes supérieures à 29 ! Si nous insistons sur les effectifs trop chargés, c’est justement parce qu’ils rendent le travail plus difficile, compliquent indiscutablement les conditions d’apprentissage des élèves et plus généralement les conditions de travail des enseignant·e·s. Et cela, sans même évoquer l’augmentation du nombre d’élèves à besoins éducatifs particuliers ou hautement perturbateurs. C’est ce que dénonce de façon récurrente la CGT Éduc’Action qui revendique des effectifs inférieurs à 20 élèves par classe maximum et 15 en Éducation Prioritaire.

Lire la déclaration dans son intégralité.