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Salaire, emploi, Loi sur l’école, sur la recherche, décentralisation, les raisons de la colère

déclaration de la Fédération CGT Education Recherche Culture

vendredi 14 janvier 2005, par CGT Educ’Action 94

Dans le secteur public la semaine du 17 au 21 janvier sera marquée par de nombreuses initiatives de grèves et de manifestations la plupart du temps dans l’unité.
Les effets de la politique gouvernementale sur les personnels et leurs missions atteignent visiblement l’insupportable.
- Remise en cause du Service Public
- suppressions d’emplois et précarité accrue
- inquiétudes sur les garanties statutaires
- politique salariale confirmant durablement la baisse du pouvoir d’achat du point d’indice avec effets
d’écrasement de la grille indiciaire.

Les secteurs de l’Éducation de la Recherche et de la Culture n’échappent pas à cette politique ultra libérale. Les exemples de l’Éducation et de la Recherche sont illustratifs du malaise.

ÉDUCATION

Loin de garantir l’élévation générale des niveaux de formation et de qualification, le projet de Loi d’Orientation constitue une rupture avec la loi de 89 et créera de nouvelles inégalités.

L’élève n’est plus au centre du système, ni l’Éducation l’une des premières priorités nationales.

L’échec scolaire relèverait de la seule responsabilité de l’École, des enseignants et des Parents ! Pourtant
chômage, précarité, bas salaires..., génèrent une crise sociale aux conséquences graves pour les élèves,
l’ensemble des personnels des établissements scolaires le vivent au quotidien.

Un socle commun qui hiérarchise et exclut des savoirs, effectuera le tri social des collégiens.

Dans le même temps des missions élargies entraà®nent des tà¢ches de plus en plus lourdes. Des modifications
de statut sont prévues dans la loi, induisant flexibilité accrue et dégradation des conditions de travail !

La programmation annoncée de 150.000 emplois sur 5 ans - engagement non budgétisé pour l’instant - ne compensera pas les départs en retraite. Les recrutements sont ainsi lourdement hypothéqués.

Aux 30.000 suppressions (enseignants, aides-éducateurs, MI/SE) depuis 2002 vont s’ajouter les 12.000
prévues à la rentrée 2005.

Par ailleurs, malgré l’opposition des personnels et de la majorité des élus locaux, le gouvernement poursuit
dans sa logique de la loi de décentralisation, le transfert des TOS ; quid de l’égalité de traitement des citoyens et des garanties statutaires des personnels ?

La FERC-CGT s’oppose à une telle politique, elle exige avec les autres organisations de l’Education Nationale
l’abandon de ces projets et l’ouverture de véritables négociations.

RECHERCHE

Malgré les luttes de 2004 et l’organisation d’états généraux il ne semble pas que le Ministère ait entendu le
message porté par les salariés de la recherche.
Certes existe aujourd’hui un projet de LOP (loi d’orientation et de programmation) mais rien sur le financement.

A contrario, les discours du Ministre s’inscrivent bel et bien dans le cadre de la politique libérale du
gouvernement.
- s’il s’interroge sur les évolutions possibles il laisse libre cours aux restructurations déjà engagées dans
certains EPST,
- les pôles de recherche et d’enseignement supérieur intègrent les « pôles de compétitivité » si chers au
gouvernement,
- pour ce qui concerne l’emploi : les agents de catégorie C voient leurs missions externalisées et pour
toutes les catégories se multiplient les emplois précaires.

La FERC-CGT se prononce pour la préservation, le développement des EPST et la création d’emplois
statutaires, pour une politique volontariste de recherche publique en terme de crédits et de programmes.

L’Enseignement Supérieur, l’action culturelle sont soumis aux mêmes contraintes, bien sà »r pour les budgets mais aussi pour les menaces qui pèsent sur les statuts, l’emploi, les missions.

Salaires

Quelle que soit leur origine professionnelle tous les salariés de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture sont soumis au même « régime sec ».

Les discussions sur les salaires des fonctionnaires n’ont été que mascarade, trucage et manipulations de la part du Ministre de la Fonction Publique.

Il a participé à une campagne médiatique honteuse, présentant les fonctionnaires comme des privilégiés pour les isoler des autres salariés. Cette campagne vise les mettre en opposition avec l’opinion publique en prétendant que la satisfaction des revendications salariales entraà®nerait une hausse considérable des impôts.

La réalité des chiffres est incontestable. La valeur du point d’indice de leur feuille de paie a diminué de 5 % depuis l’année 2000.

Les mesures annoncées unilatéralement par le Ministre pour 2005, 0,5 % en février ? 0,5 % en novembre et quelques mesures indemnitaires pour les carrières bloquées ne sont pas de nature à prendre en compte la baisse réelle de notre pouvoir d’achat.

La baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires accumulée depuis 1982, c’est aujourd’hui 15 % de notre salaire en moins. C’est inacceptable !

LE 20 JANVIER 2005

la FERC CGT appelle les personnels de l’Education de la Recherche et de la Culture, dans l’unité la plus large,
à décider la grève et à participer aux diverses manifestations organisées dans les régions ce jour là .