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Enseignement professionnel : mille et une raisons d’agir. Reprenons l’offensive !

4 pages enseignement professionnel

mardi 31 janvier 2006, par CGT Educ’Action 94

Editorial :

Les ministres se suivent et l’entreprise de sape du service public se poursuit.
Dans le même ordre d’idées, s’installe une logique infernale de "régression durable" de l’enseignement professionnel.

Alors que les besoins de qualification sont très importants dans la plupart des métiers, le gouvernement, enfermé dans une idéologie libérale qui le rend sourd et aveugle, continue, vaille que vaille, le désengagement de l’Etat en la matière.

Trois années, trois budgets calamiteux pour l’Education nationale et pour l’enseignement professionnel. En 2004 : 300 emplois de PLP et 400 emplois de stagiaires supprimés. En 2005 : 2 166 en moins. En 2006, ce sera 2 083 postes en moins pour l’ensemble du second degré.

A ce palmarès, il faut ajouter la chute des recrutements des futurs enseignants qui ne compense pas, loin s’en faut, les départs à la retraite. C’est particulièrement inquiétant.
Dans le second degré, alors qu’on attend 17 500 départs à la retraite, on ne recrutera que 11 250 enseignants.

L’encadrement éducatif n’est pas mieux loti ; les insuffisances en postes administratifs sont criantes ; c’est, entre autres, ce qu’ont mis en avant, dans leurs revendications, les personnels du lycée professionnel d’Etampes où une collègue a été violemment agressée en plein cours.

Malgré des avertissements électoraux et de puissantes grèves et manifestations, comme le 10 mars et le 4 octobre 2005, le gouvernement poursuit sa politique. Les salaires et l’emploi sont aux abonnés absents, le dialogue social est une mascarade.

Les revendications salariales dans la Fonction publique, portées dans une unité très large, restent sans réponse.

Les révoltes urbaines en fin d’année ont été révélatrices de la crise sociale profonde que vit le pays.

Au lieu de répondre aux attentes fortes qui s’expriment dans tous les domaines, le gouvernement pratique la gesticulation médiatique et démagogique. Il propose l’apprentissage dès 14 ans et le redéploiement des moyens qui consiste, en fait, à déshabiller Pierre pour habiller Paul. C’est ainsi qu’il a restructuré le dispositif ZEP,
dans lequel figurent de nombreux LP, dont le nombre sera réduit.

Comme pour l’ensemble des salariés, il est urgent de repasser à l’offensive.
Pour la CGT, la relance de l’action revendicative est une nécessité, le seul moyen de faire bouger la donne actuelle.

Sommaire du 4-pages
- Apprentissage : concurrence déloyale
- Bac pro 3 ans, rapport en demi-teinte de l’IG
- Voie technologique... on attend
- Réforme de l’enseignement général dans les bac pro et les BEP
- Apprentissage à 14 ans, le grand bond en arrière
- Bulletin de syndicalisation