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Vos droits

Une aumône pour les personnels de catégorie C !

Revendiquons une réelle augmentation des salaires et du pouvoir d’achat !

jeudi 12 mars 2015, par CGT Educ’Action 94

Au 1er février 2014 les rémunérations de la catégorie C ont été revalorisées ainsi que les celles des agents situés aux 2 premiers échelons du B. En plus de ces mesures indiciaires les échelles 4, 5 et 6 ont été dotées d’un échelon supplémentaire. Il s’agissait là d’une première phase de dispositions sensées améliorer la carrière des catégories C.

La deuxième phase prévue par le décret de référence n°2014-77 du 29 janvier 2014 prévoit au 1er janvier 2015 une revalorisation uniforme de 5 points d’indices majorés pour les 4 échelles de rémunération de la catégorie C, et quelques points d’indice pour les 4 premiers échelons et le 10ème échelon de la catégorie B (NES).

Pour la catégorie C, c’est encore une aumône qui leur est servi. Cette mesure représente 276 euros par an et par agent soit 23 euros par mois, loin de compenser les pertes cumulées de pouvoir d’achat ces dernières années. Depuis 2000, la perte de pouvoir d’achat (au 31/12/2014) s’élève à 230 euros par mois pour un agent à l’échelle 3, 239 euros par mois pour un agent à l’échelle 4, 254 euros par mois pour un agent à l’échelle 5, et à 279 euros par mois pour un agent à l’échelle 6. Pour la catégorie B, la perte est de 315 euros, 334 euros et 364 euros respectivement pour les 1er, 2ème et 3ème grade. La perte cumulée pour un attaché hors classe se porte à 624 euros. De plus, depuis décembre 2010 la contribution retraite rogne un peu plus chaque année sur le pouvoir d’achat (de 21 à 26 euros par mois pour un agent de catégorie C). En clair le gouvernement donne d’un côté pour mieux reprendre de l’autre !

Et pour les catégories B et A l’absence de revalorisation indiciaire cumulée au gel de la valeur du point d’indice créent une situation qui n’est plus tenable. Se pose la question de l’attractivité de la Fonction Publique. Cela n’a que trop duré les discussions engagées sur « les Parcours professionnels, les carrières et les rémunérations » doivent déboucher impérativement sur une réforme globale permettant de réelles avancées pour TOUS. Cela passe par la nécessaire refonte de l’ensemble de la grille indiciaire de la Fonction Publique (A, B et C).

Augmenter les salaires des agents de la Fonction publique, c’est donc urgent et juste... Et c’est aussi possible !

Rappelons d’abord une vérité première : la crise, c’est celle du système capitaliste. C’est bien la course folle aux profits qui l’a provoquée.

Pour la CGT, il n’est donc pas question d’accepter que ce soit la majorité des salariés qui en fasse les frais ; pas davantage les agents de la Fonction publique qui n’ont pas à être sacrifiés sur l’autel de la résorption de la dette publique.

En tout état de cause, lorsqu’on le rapporte au Produit Intérieur Brut, l’ensemble constitué par les traitements, primes et pensions des 3 versants de la Fonction publique a baissé ces dernières années.

Ainsi, de 1998 à 2008, sa part est passée de 13,7 % à 12,8 % (soit, en valeur actuelle, une baisse d’environ 20 milliards d’euros !).

Et si, en 2012, cette part est remontée à 13,2 %, ce n’est évidemment dû qu’à l’effet de la crise et au tassement du PIB (si la croissance s’était simplement maintenue à 1 % de moyenne annuelle, elle ne représenterait plus que 12,5 % du PIB).

Enfin, rappelons par exemple, qu’augmenter la valeur du point de 5%, c’est faire rentrer 600 millions d’euros de cotisations salariales supplémentaires pour la seule assurance maladie.