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UN SUCCES

Marche départementale pour l’emploi et les salaires

Déclaration de Benjamin Amar devant la préfecture de Créteil

lundi 21 janvier 2013, par CGT Educ’Action 94

Si les UD CGT, SUD et FSU du 94 ont décidé cette marche, c’est parce que la situation est grave. Rarement depuis 1945 le patronat a été en position de force face au renoncement et à la pleutrerie d’un gouvernement et de certains syndicats résignés à boire le calice jusqu’à la lie.

Cette situation de plus en plus dégradée c’est celle d’un emploi considéré comme une variable d’ajustement. Avec un chômage de 10,7% et des perspectives en hausse au niveau national les inquiétudes des salariés sont fondées.

Les plans sociaux se multiplient (PSA, à Florange en passant par Virgin ou Sanofi) Dans le 94 on n’est pas épargné avec de forte présence de Sanofi à Maison Alfort et Vitry mais aussi avec la plate forme d’Orly où plusieurs centaines de postes sont voués à la suppression. L’Etat aussi qui ne prend pas ses responsabilités comme le montre la casse du fret sur le site de Villeneuve St Georges.

La situation des salaires n’est pas plus reluisante. Dans le 94, un employé touche en moyenne 1 318 € et un ouvrier non qualifié 1 130 € par mois ! C’est inacceptable ! Et le constat est encore pire pour les femmes puisqu’il existe un écart de 469 € entre le salaire moyen masculin et le salaire féminin dans notre département.

Une telle dégradation sur l’emploi et les salaires, thème de notre marche explique la précarisation galopante du monde du travail. En effet avec un taux de pauvreté de 12,8%, le 94 est dans une situation gravissime qui est la pire de la région parisienne après celle du 93 où aujourd’hui nos camarades organisent une marche identique.

Or clairement les travailleurs désignent des responsables à cette crise de l’emploi et des salaires. 62% sont mécontents de la politique économique et sociale de ce gouvernement. Presque les 2/3 ! Que pouvons-nous reprocher à ce gouvernement ? C’est simple :
- Les reculades face au patronat
- Rester sourd aux intérêts des salariés.

De l’affaire des pigeons aux universités du Medef où le gouvernement a fait la « danse du ventre » devant l’aréopage des patrons, nous avons mesuré la faible volonté politique face à un patronat cupide et rapace, cramponné comme Arpagon sur sa cassette !

Mais ces dernières semaines la pleutrerie gouvernementale s’est muée en complicité car les 20 milliards de cadeaux de cotisations sociales patronales offert sur l’autel à Sainte Parisot au titre de la baisse du cout du travail » sont pris dans les poches des salariés avec le retour de la TVA sociale que nous avions combattu. Qu’est-ce que cela si ce n’est de la complicité ?

Et les derniers accords sur la « sécurité de l’emploi » qui ne sécurisent rien mais qui fragilisent bien au contraire ? Ces véritables « accord de la honte » ? Qu’en dire ? Présentés comme des accords équitables et « gagnant-gagnant » ils ne sont pourtant qu’une réponse à la volonté du patronat de faire progresser la flexibilité du travail en précarisant les conditions de licenciement tout en faisant des économies au passage.

Ainsi Bernasconi le porte flingue du Medef durant les négociations s’est félicité que si les surtaxes des CDD couteront 110 Millions au patronat, les exonérations pour les CDI de jeunes salariés feront gagner 150 Millions !

Ces accords scélérats sont de plus minoritaire puisque les syndicats signataires ne représentent que 39% des accords prud’hommeaux. La CGT dit non et la CGT c’est la première organisation syndicale dans le pays comme l’atteste notre victoire aux élections TPE en décembre.

Voilà de quoi calmer les ardeurs des chœur des louanges « sur le dialogue social à la française et sur la nouvelle démocratie sociale »

Le seul dialogue social auquel on assiste en ce moment, c’est celui ou les patrons engrangent les décisions politiques en leur faveur et où les travailleurs avalent des couleuvres !

Il y en a assez ! Les salariés sont lucides mais existe la tentation de la résignation qu’il faut fuir comme la peste !

C’est tout le sens de notre marche ! Ouvrir un espace pour la lutte interprofessionnelle à l’échelle locale pour nourrir et alimenter une mobilisation nationale. Qu’à toutes les échelles, les syndicats prennent leur responsabilité pour qu’aux pressions patronales avec le gouvernement répondent les pressions des salariés !

C’est toute la CGT qui doit être sur le pied de guerre pour une autre politique ! Un plan de mobilisation est décrété par la CGT contre ces accords sécurisation de l’emploi (publication d’un tract à deux millions d’exemplaires pour faire progresser la sensibilisation et l’information sur ces textes) : il s’agira ensuite de se tourner vers les parlementaires pour empêcher la transcription législative de l’accord.

Il faut une démarche intersyndicale y compris dans le 94 entre CGT FSU et Solidaires pour dénoncer ce texte inique !