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Répartition des moyens pour la rentrée 2013

INSUFFISANT !

lundi 7 janvier 2013, par CGT Educ’Action 94

A la rentrée 2013, 7 358 emplois vont être créés. Bien qu’insuffisants, il s’agit toutefois d’un mieux au regard des 80 000 emplois supprimés sur les 5 années précédentes.

Toutefois le satisfecit s’arrête là !

Dans toutes les académies, sauf la Guyane, les recrutements ne permettent même pas de rattraper le taux d’encadrement de 2011.

Le ministère affiche plusieurs priorités pour la rentrée 2013 : accompagner les montées pédagogiques et améliorer le remplacement.

Autre nouveauté pour 2013, le ministère semble s’orienter vers une attribution de ces postes en fonction des besoins réels, en donnant la priorité aux académies les plus déficientes en termes d’encadrement. Les académies de Versailles et de Créteil sont ainsi les plus dotées.

Emplois d’enseignants dans le premier degré

Le ministère a annoncé une priorité pour le remplacement mais les moyens donnés semblent bien dérisoires par rapport aux besoins.

Le ministère annonce, par ailleurs, vouloir faire de la scolarité dès 2 ans sa priorité pour les académies les plus populaires.
L’objectif affiché pour 2013 est de 6 000 préscolarisations dans 15 académies ciblées. Si l’objectif est louable, les moyens alloués semblent dérisoires : par exemple, en Seine-Saint-Denis, pour rattraper le taux national de scolarisation des 2 ans (10 %), il faudrait la création de près de 200 postes…

Au niveau national, ce sont plus de 30 000 enfants supplémentaires qui sont attendus, ce qui correspond à 1 000 postes pour conserver le taux d’encadrement actuel. Ce sont donc 2 000 postes seulement sur les 3 006 qui permettent d’améliorer l’accueil des élèves.

Emplois d’enseignants dans le 2nd degré

Dans le second degré, la priorité est mise sur les collèges et les lycées professionnels mais, sur les 3 764 postes annoncés, près de 2 500 serviront, là aussi, à faire face à l’afflux de 30 000 élèves supplémentaires pour la rentrée de 2013.

1 264 postes supplémentaires seulement permettront donc réellement d’améliorer l’accueil des élèves.

De plus, il faut rappeler que les horaires réglementaires ne sont pas appliqués partout dans le cadre du bac pro 3 ans en lycée professionnel : il manque, par exemple, environ 400 postes pour la seule académie de Créteil… Appliquer les horaires réglementaires reviendrait donc à absorber l’ensemble des créations de postes annoncées pour l’académie de Créteil dans le second degré (430), sans tenir compte de l’accroissement démographique…

La CGT Éduc’action considère que l’inflexion budgétaire en termes de moyens en personnels pour l’Éducation nationale constitue, incontestablement, une rupture avec la politique de suppressions massives d’emplois menée durant les 10 dernières années. Nous n’avons cessé, durant cette période, de dénoncer les conséquences catastrophiques pour les conditions de travail des personnels et d’études des élèves, l’annonce de création d’emplois est donc pour nous une bonne nouvelle.

Cette satisfaction reste très mesurée puisque nous notons, d’après les chiffres qui nous ont été fournis bien tardivement, que le nombre d’emplois, tant dans le premier degré que dans le second degré, sera globalement inférieur au niveau d’emploi d’enseignants à la rentrée 2011, alors que les besoins sont bien là.

La croissance démographique absorbe près de 3 500 postes sur les 6 670 emplois d’enseignants créés pour maintenir le niveau d’encadrement existant.

3 264 postes supplémentaires, c’est donc le coup de pouce à l’éducation donné par le gouvernement Ayrault-Peillon. Un coup de pouce ne permettant même pas de revenir à la situation de 2011, tout ceci est bien dérisoire au regard des besoins et de l’urgence : Dans l’académie de Créteil, il y aura, à la rentrée 2013, 121 postes en moins qu’à la rentrée 2011 alors que nous connaissons tous les difficultés auxquelles doivent faire face ces départements.