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Rentrée 2012 : la mobilisation et l’inquiétude

site de la mairie de vitry sur seine

mercredi 27 juin 2012, par CGT Educ’Action 94

Classes surchargées, suppression des moyens d’aide... la rentrée 2012 s’annonce sous tension dans nombre d’écoles vitriotes. A la veille des vacances, parents d’élèves, enseignants et élus restent mobilisés.

Une forêt de panneaux brandis au beau milieu de l’avenue Anatole-France. Mardi 26, à 9 heures, une centaine de parents d’élèves des écoles Eva-Salmon et Montesquieu ont pris d’assaut la chaussée pendant une vingtaine de minutes.

Une coup d’éclat devant les murs, qui vise à sensibiliser le plus largement possible à l’inflation d’effectifs attendue dans les deux écoles à la prochaine rentrée : plus de 30 élèves par classe pour la maternelle Eva-Salmon et 28 à l’école élémentaire Montesquieu, d’après les inscriptions actuelles. Aujourd’hui, seule une perspective d’ouverture conditionnelle à Montesquieu est envisagée par l’inspection académique.

Comme la majorité des écoles vitriotes confrontées à des problèmes de sureffectifs ou à des manques de moyens, les deux écoles du Port-à-l’Anglais ont été oubliées lors des deux ajustements récents de la carte scolaire communiqués par l’inspection académique. Dans une demande d’entretien adressée au ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, le 21 juin, Alain Audoubert a vivement dénoncé « la situation de la carte scolaire pour la rentrée prochaine à Vitry, en l’état, intolérable », détaillant dans son courrier l’ampleur des pertes subies par la ville.

* la suppression de 14 postes d’enseignants : 9 classes banales fermées essentiellement en maternelle et en zone d’éducation prioritaire (Zep), 1 Clad, 2 postes E en Rased et 2 postes de soutien lecture en Zep.
* l’accueil des enfants de moins de trois ans, très réduit cette année (43 pour une classe d’âge de 1 300), impossible à mettre en œuvre à la prochaine rentrée
* la disparition presque complète des moyens d’aide aux élèves en difficulté (Rased)

Pendant les dernières semaines, parent d’élèves et équipes pédagogiques ont multiplié les mouvements de mobilisation :

* délégations de parents, d’enseignants et d’élus à l’inspection académique,
* occupation de locaux à Joliot-Curie,
* grève à Eva-Salmon, Charles-Perrault 1, Marcel-Cachin, et Montesquieu, le 18 juin dernier et fermeture de la maternelle Blaise-Pascal...

C’est le 18 juin dernier, en effet, que l’inspection académique devait statuer sur d’éventuelles retouches à la carte scolaire. Quelque 300 parents d’élèves, enseignants et élus de tout le Val-de-Marne se sont mobilisés à cette occasion, dont une importante délégation vitriote représentant les écoles Joliot-Curie, Eva-Salmon, Montesquieu, Marcel-Cachin, Blaise-Pascal, Anatole-France, Jules-Verne et Charles-Perrault.

Les mesures prises par le comité technique, rendues publiques le lendemain, n’ont pas changé la donne en profondeur :

* la fermeture de Charles-Perrault 1 est devenue conditionnelle (suspendue au nombre d’élèves présents à la rentrée),
* l’ouverture à la maternelle Marcel-Cachin a été confirmée

A l’inverse, la situation s’est détériorée pour certaines écoles :

* la fermeture conditionnelle à la maternelle Jules-Verne est devenue définitive
* la maternelle Eluard a perdu une classe.

L’attribution des 1 000 postes supplémentaires décidée par le ministère de l’Education nationale (dont 80 postes pour l’académie de Créteil et 13 pour le Val-de-Marne), n’a pas permis, elle non plus, d’améliorer le sort des écoles vitriotes. Seule l’école Cachin B a obtenu une ouverture de classe.

A la veille des vacances estivales, la mobilisation reste à l’ordre du jour. Vendredi 29, les parents d’élèves de Montesquieu et Eva-Salmon ont d’ores et déjà prévu de renouveler l’action de sensibilisation réalisée mardi. Les élus restent eux aussi au cœur de l’action. Le courrier d’Alain Audoubert au ministre (21 juin), celui du député Jean-Luc Laurent à l’inspecteur d’académie (19 juin) doivent être suivis par l’adoption d’un vœu lors du prochain conseil municipal programmé le 28 juin.

Dans le secondaire, le collège Gustave-Monod reste, lui aussi, fortement mobilisé. A la prochaine rentrée, il devra en effet faire face à une érosion importante de ses moyens :

* fermeture d’une classe de 3e,
* d’une classe de latin,
* d’un niveau de la classe CHAPP
* de l’enseignement de l’italien,
* suppression d’heures sensibles et de projets de remédiation,
* d’heures de soutien (français, maths)...

Trois actions d’ampleur sont programmées, auxquelles une vingtaine de professeurs ont confirmé leur participation :

* boycott de la surveillance du brevet des collèges les 28 et 29 juin ;
* refus d’assumer la charge de professeur principal
* grève à la rentrée de septembre.

Parallèlement, des interventions d’élus (Evelyne Rabardel, Jean-Marc Bourjac) ont été réalisées auprès de l’inspecteur d’académie et du nouveau ministre, Vincent Peillon. Une demande de rendez-vous a été adressée par les personnels du collège à l’inspection académique pour faire le point avant la fin de l’année scolaire. L’inspection n’y a pas donné suite.