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alerte rouge sur l’enseignement professionnel

nouveau 4-pages de l’Union Nationale CGT-Educ’Action

jeudi 6 janvier 2005, par CGT Educ’Action 94

De plus en plus nombreux, les personnels expriment leur inquiétude et leur désaccord face aux profondes mutations qui affectent l’ensemble des services publics. Ils refusent de les voir soumis aux règles du marché et de la concurrence, à l’injonction de résultats à court terme, à la réduction des coûts qui les réduisent à un service minimum.
L’Ecole n’est pas épargnée par ces attaques. La future loi d’orientation présentée au Conseil
Supérieur de l’Education (CSE) a été massivement rejetée (39 contre, 4 pour et 9 abstentions). Un vœu a été adopté pour demander le retrait du texte et l’ouverture de véritables négociations.
Au plan des moyens, la programmation annoncée de 150 000 emplois sur 5 ans -ce qui
constitue pour l’instant un engagement non budgétisé- ne compensera pas les départs en
retraite.
Dans ses prévisions, le ministère occulte les 30 000 suppressions intervenues depuis 2002
(enseignants, aides-éducateurs, MI/SE) auxquelles vont s’ajouter les 12 000 prévues à la
rentrée 2005, dont 5 800 dans le second degré.
Dans ce cadre, l’enseignement professionnel fait l’objet d’une sollicitude particulière qui
risque de lui être fatale.
Nous sommes confrontés aujourd’hui à :
• un budget calamiteux qui sacrifie 2 166 emplois de PLP,
• une perte de 40 % en deux ans du nombre de postes ouverts aux concours,
• une loi d’orientation qui propose, par mesure d’économie, une révision des contenus de
formation, ce qui les écarte de leur finalité professionnelle,
• une survalorisation des formations par apprentissage,
• une réforme de la gestion des personnels, avec de profondes modifications de leur statut.

Pour la CGT, les objectifs chiffrés annoncés ne doivent pas rester au niveau de l’affichage et les
contenus du projet de loi d’orientation pour l’école doivent être profondément modifiés.
Il est donc indispensable que les salariés interviennent et agissent.
C’est ce que la CGT, avec l’ensemble de ses organisations, entend rendre possible.
Journée nationale unitaire de grève (FERC-CGT, FAEN, FSU, SGEN, UNSA) et de manifestations, le 20 janvier doit nous permettre de faire grandir la mobilisation, en faisant se rejoindre dans l’action l’ensemble des salariés de la Fonction publique qui, après avoir perdu plus de 5 % de leur pouvoir d’achat depuis 2000, refusent une nouvelle amputation de celui-ci pour 2005.