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Vos droits

Des écoles hors contrat veulent pallier les fermetures de classes

Commentaire de S. Becq

samedi 27 août 2011, par CGT Educ’Action 94

A lire :

http://www.liberation.fr/societe/01012356574-des-ecoles-hors-contrat-veulent-pallier-les-fermetures-de-classes

Commentaire au sujet des suppressions de classes, remplacées par des « classes » en école hors contrat. 29 août 2011

La "marchandisation" d’une exigence républicaine abandonnée ! On tend à transformer les familles en "clientes" d’un produit de service comme les autres.
L’éducation scolaire, même au niveau de démarrage de la socialisation des touts petits est une obligation et une nécessité de la République.
Ceux mêmes qui prostituent l’idée républicaine ont été instruits grâce à la République, nonobstant les moyens financiers de leurs familles.
Seuls les parents qui pourront faire le sacrifice scolariseront leurs enfants, les autres subiront.
Puis cela s’appliquera à la Maternelle selon la manière dont l’actuel gouvernement la considère (cf les propos scandaleusement insultants d’un ministre de l’époque récente à ce sujet, les "instits" n’ont certainement pas oublié !...
Après les écoles maternelles, ce seront les autres, jusqu’à l’Université.
C’est en gestation par les dispositifs palliatifs à l’échec scolaire des collégiens et des lycéens, par le foisonnement de cours privés payants qui viennent, comme par hasard, pallier les insuffisances de l’Education Nationale.
La République et la forme républicaine de notre société sont véritablement en danger lorsqu’on dévitalise volontairement l’institution des enfants dans cette société.
On en fera des "barbares" ignorants et incultes, sujets de royaumes sans morale autre que celle de la soumission aux "lois" du sacré Marché".
Il faut choisir le monde où nous voulons que nos enfants deviennent des hommes et des femmes libres.
Ce n’est pas par ce chemin infâme !
Tuer économiquement l’école publique (j’ai volontairement négligé dans cet article et le problème qu’il soulève, l’implication complice de l’enseignement privé confessionnel sous contrat pour élargir mon sujet), c’est justifier la création des mercenaires de l’accumulation d’un savoir réservé aux castes dirigeantes.
Les autres seront les esclaves des temps modernes.
Vous ne me croyez pas ?
Allez examiner les systèmes scolaires et les résultats dans les pays où le FMI, la Banque mondiale et les grands bailleurs européens, ainsi que les dirigeants locaux corrompus ont désintégrés toute politique publique ambitieuse en matière scolaire, au prétexte de diminuer les dépenses de l’Etat, de faire des économies et du désendettement.
C’est exactement ce qui se profile et se réalisera chez nous si nous n’y mettons un drastique coup d’arrêt !
Avant-hier et hier et aujourd’hui encore, l’Afrique. Aujourd’hui et demain, la Grèce, et les autres pays de la zone euro, dont la France.
Les Peuples sont pris dans un étau révolutionnaire et dans une guerre conduite au nom des accapareurs de la mondialisation.
Lutter pour la restauration partout, de systèmes publiques d’éducation et d’enseignement c’est lutter pour le progrès et la liberté des peuples.
Nous devons exiger le refinancement des postes supprimés, celui des classes fermées et l’accroissement des moyens à affecter à notre ambition nationale.
Aux spéculateurs de payer !