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La lettre 356 de l’Ugict Cgt du 20 juin 2011

lundi 20 juin 2011, par CGT Educ’Action 94

ÉDITO : DES MINIMA DE GRILLE AU RAS DES PÂQUERETTES

Alors que syndicats et patronat ont exprimé, mais
pour des raisons différentes, leur opposition au projet
de loi instaurant la « prime dividendes », la conflictualité
sur les salaires ne s’est pas ralentie ces derniers
jours à l’instar de ce qui s’est déroulé chez IBM
France. Ce qui est tout à fait notable, c’est que les
catégories ingénieurs, cadres, techniciens ne sont
pas en reste dans ces conflits, voire dans certaines
entreprises où ils représentent le gros des troupes,
ils en sont les principaux acteurs. Il est intéressant
aussi de noter que ces conflits et les négociations
qui s’ensuivent ne séparent pas les bas salaires des
niveaux supérieurs des grilles. Cela témoigne d’une
communauté d’intérêt entre toutes les catégories de
salariés. En effet, on sait que plus les grilles commencent
bas, moins les qualifications et les responsabilités
sont reconnues. C’est ainsi que dans une
note récemment transmise par le ministère du Travail
aux organisations syndicales, il ressort qu’au 31 mai,
sur les 175 branches de plus de 5 000 salariés
recensées, 48 -couvrant 2 410 000 personnes, soit
27 % du total- ont leur premier coefficient salarial qui
est inférieur au SMIC. Avec comme corollaire un
écrasement des grilles conventionnelles. Dans 46%
des branches, le premier niveau cadre est inférieur à
75% du plafond de la Sécurité sociale, soit environ
2 200 euros. Y compris la métallurgie ou le bâtiment.
Et « même pour les niveaux les plus élevés des grilles,
18 % des branches [...] prévoient des minima
inférieurs au plafond de la Sécurité sociale, soit
2 946 euros », indique la note. En 2007, les proportions
étaient respectivement de 41% et 16 %. A
cela, il y a bien des explications et des responsabilités.
La première étant celle de l’État qui incite les
employeurs à ne pas augmenter les salaires pour rester
en dessous des seuils à partir desquels se déclenchent
les exonérations de charges sociales et fiscales.
On voit bien là que la question du pouvoir d’achat et
plus généralement bien sûr celle du partage des
richesses ne sauraient être réglés par une prime bidon
dont seront écartés, par exemple, les salariés de Total
qui n’a réalisé que 10 milliards d’euros de profits en
2010.

SOMMAIRE :

- Contrat de travail unique : ballon sonde ou annonce à peine voilée ?
- AGIRC-ARRCO : un front s’ouvre contre l’accord 2011
- IBM : mobilisation pour les salaires
- Travailleurs sociaux : en mal de reconnaissance
- Rapprochement Thalès-Safran : report de la mobilisation syndicale au 23 juin
- Prison pour mineurs de Lavaur : grève des éducateurs contre la pénibilité
- Le Parisien : belle percée électorale du SNJ-CGT
- France Télévisions : la CGT conforte sa place de premier syndicat
- Travailler en open space : « l’enfer c’est les autres »
- Précarité dans la Fonction publique : hostilité syndicale au projet de loi
- Evaluation des cadres chez Airbus : jugement en délibéré au 21 septembre

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