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La lettre 355 de l’Ugict Cgt du 14 juin 2011

mardi 14 juin 2011, par CGT Educ’Action 94

ÉDITO : PREND L’OSEILLE ET TIRE TOI

La révélation par la CGT d’une note interne de la
direction de Peugeot prévoyant de fermer « courant
2014 » Aulnay, qui produit la C3, véhicule le
plus vendu de la gamme Citroën, et dès 2013
Sevelnord, qui fabrique des monospaces et des
utilitaires près de Valenciennes a propulsé la question
de la casse industrielle au devant de la scène.
Cette affaire est grave et emblématique à plus d’un
titre. D’abord parce que ces deux sites emploient
quelques 6 200 personnes et que l’on peut imaginer
les dégâts et les gâchis sociaux qui s’en suivront.
Emblématique aussi parce que PSA est un
poids lourd du CAC 40 dont le principal dirigeant
faisait savoir il y a quelques jours qu’il avait encore
largement augmenté sa rémunération. PSA n’est
pas en difficultés, loin de là et l’objectif de ces délocalisations
en gestation, n’est autre que d’augmenter
les bénéfices. Comme Renault, le groupe instrumentalise
la crise pour accélérer ses restructurations
et par là même il l’aggrave et obère les
chances de reprise de l’activité économique de
notre pays, assise sur un potentiel industriel. Cette
affaire et les réactions qui sont suivi du côté de
Bercy illustrent, hélas, l’incapacité, mais surtout
l’absence de volonté politique en matière industrielle
de ce gouvernement. L’entretien en urgence
du dirigeant de PSA avec le ministre Eric Besson
n’a levé aucune des inquiétudes.
On connaît hélas trop bien ce scénario convenu où
de grands patrons viennent se faire gentiment tancer
par un exécutif impuissant. En général, cela se
termine par des déclarations d’une bouleversante
sincérité du côté gouvernemental et par un déni
total du côté patronal. C’est oublier que le document
de PSA, daté du 23 août 2010, situe « la fenêtre
d’annonce possible, dans le calendrier électoral
français, au 2ème semestre 2012 », soit après l’élection
présidentielle.
Comme à chaque fois, le débat est relancé sur la
légitimité ou la capacité des pouvoirs publics à piloter
la politique industrielle. Mais il ne faudrait pas
oublier que ces même constructeurs ont bénéficié
de six milliards d’euros d’aide au plus fort de la crise
qu’ils ont certes remboursés, mais peuvent-ils s’en
trouver désormais totalement libres de jeter des milliers
de salariés à la rue ?
Il ne faudrait pas oublier que ces poids lourds du
CAC 40 ne paient guère plus de 8 % d’impôt sur
les sociétés en moyenne et qu’ils bénéficient de
tous les dispositifs d’allègement fiscaux et sociaux
empilés et cumulés.

SOMMAIRE :

- Clinique Saint-Jean-du-Languedoc à Toulouse : 9 jours de grève et + 4 % d’augmentation
- IBM France : mobilisation pour les salaires le 14 juin
- Rapprochement Thalès-Safran : mobilisation lors du prochain salon de l’aéronautique
- Éducation nationale : mobilisation le 27 septembre
- Technocentre Renault-Guyancourt : la justice confirme la reconnaissance
d’un suicide en accident du travail
- Agence France Presse : la lutte paie
- Forfait-jours : la maîtrise de son temps de travail à l’ordre du jour

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