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des raisons de revendiquer dans l’Education - en 3 ans, perte de 70000 emplois

Communiqué de l’Union Nationale CGT-Educ’Action - 24 novembre 2005

samedi 26 novembre 2005, par CGT Educ’Action 94

25% des personnels, essentiellement du second degré, ont signifié une nouvelle fois leur opposition à la politique menée depuis trois ans dans l’Education, ceci malgré un contexte social difficile, un climat médiatique détestable et l’absence d’unité syndicale que nous regrettons.
Seuls la CGT Educ’action et trois syndicats de la FSU appelaient nationalement à la grève.

Une politique qui se décline au travers du tryptique :

- LOI D’ORIENTATION : passage en force et mise en œuvre des décrets d’application d’une loi rejetée au printemps 2005 à la quasi unanimité des enseignants, des parents et des élèves.

- REMPLACEMENT : allongement du temps de travail, flexibilité des services et polyvalence des tâches sont une première étape vers une autre organisation du travail, une autre conception du métier d’enseignant.

- EMPLOI : suppression de 15 000 postes d’enseignants titulaires, de 40 000 emplois
d’encadrement éducatif, d’environ 15 000 emplois de non-titulaires.
Le budget 2006 poursuit cette logique de restriction de l’emploi éducatif.

Pourtant les besoins d’éducation, de formation, de qualification, pour la jeunesse comme pour le pays, ne cessent de croître.

Ainsi, à l’urgence sociale et éducative que vient de révéler « la crise des banlieues », le gouvernement répond par des mesures sans financement particulier (5 000 assistants pédagogiques, 100 000 bourses au mérite) et par l’apprentissage dès 14 ans pour les jeunes les plus fragilisés. Ce bond en arrière de 30 ans, remettant en cause la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans, conduira à renforcer la marginalisation et l’exclusion, dans la droite ligne du principe de tri social des collégiens présent dans la loi Fillon au travers de l’option découverte professionnelle 6h en 3e.

Malgré l’acharnement des représentants de la majorité gouvernementale et la surenchère de nombreux médias, les revendications s’expriment de toute part.
Dans notre secteur, l’objectif est de relancer la dynamique unitaire, de poursuivre le débat dans les établissements afin d’amplifier le niveau de mobilisation et d’action pour une autre conception de l’école publique garantissant à tous le même droit à l’éducation, un autre budget restituant, entre autres, les emplois supprimés et permettant l’amélioration des conditions de travail des personnels et d’études des élèves.
Le 24 novembre 2005