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La lettre 349 de l’Ugict Cgt du 02 mai 2011

jeudi 28 avril 2011, par CGT Educ’Action 94

ÉDITO : SALAIRE ET POUVOIR D’ACHAT : LE BAL DES TARTUFFES

Alors que plus de sept Français sur dix estiment qu’il faut augmenter les salaires, la manière dont cette préoccupation sociale est prise en compte est totalement inadaptée et pour tout dire pathétique. Ainsi, on a vu Henri Guaino affirmer la semaine dernière contre toute évidence que Nicolas Sarkozy était « le président du pouvoir d’achat », au vu des actions entreprises par lui en quatre années marquées par des crises sans précédent depuis des décennies. En fait, l’écriture du bilan de cinq années désastreuses du point de vue social est en train de s’écrire sur le mode « grâce à Lui, on a échappé au pire ». Moralité, si vous n’êtes pas plus pauvres aujourd’hui, c’est grâce à son action. Mais si les riches sont toujours plus riches, si les écarts de revenus se creusent, si les actionnaires sont toujours servis les premiers, c’est aussi à l’action du gouvernement qu’on le doit. La posture vo-lontariste et démagogique du président de la République sur cette question a presque fait oublier qu’une large part de la responsabilité de la faiblesse des augmentations de salaires échoit au pa-tronat. Il ne faut pas se tromper, le désaccord des organisations syndicales que Nicolas Sarkozy englobe dans les « murs du conservatisme et de l’immobilisme » n’a rien à voir avec le refus obs-tiné du Medef et de sa patronne d’ouvrir le débat sur le partage de la richesse. Au sujet de la fa-meuse prime, Laurence Parisot s’est écriée la semaine dernière : « C’est une idée tout à fait né-faste (...). C’est une mesure ruineuse. En obligeant et en fixant des chiffres (...), en imposant un seuil, ça peut être la ruine des entreprises ». Et la patronne du Medef d’annoncer : « Nous allons convaincre le gouvernement, l’opinion publique que l’approche proposée aujourd’hui n’est pas bonne ». Selon elle, l’amélioration du partage des richesses passe par le dialogue social dans l’entreprise et « deux outils formidables : la participation et l’intéressement ». Formidables ces trois leviers ? Quid du dialogue social dans des branches qui refusent toujours de négocier. Quid encore dans ces dizaines d’entreprises grandes ou petites où la grève s’est imposée comme l’ul-time moyen d’obtenir l’ouverture de discussions et comme moyen de déplacer les curseurs des augmentations ? Quant à l’intéressement et la participation, largement développés à coups d’ai-des et d’incitations fiscales et sociales, ils ne répondent pas au besoin des salariés de voir leur salaire net augmenter pour faire face à la flambée des prix et à l’augmentation des dépenses contraintes.

SOMMAIRE :

- Salaires : première priorité des Français
- Fonctionnaires : les syndicats vont se revoir pour envisager une action
- Mutuelle Retraite de la Fonction Publique : 4.600 fonctionnaires obtiennent gain de cause en justice
- Éducation nationale : pour la FCPE il faudrait 180.000 professeurs de écoles en plus
- Emploi : la part de l’intérim continue à progresser même chez les cadres
- Hôpitaux privés : un quart à un tiers des établissements dans le rouge
- Niveau de vie : les inégalités se creusent grâce aux revenus du patrimoine
- Soirée-débat de l’Ugict-CGT : autour du livre de François Xavier Dudouet et d’Éric Gremont « Les grands patrons en France. Du capitalisme d’État à la financiarisation »

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