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La lettre 347 de l’Ugict Cgt du 18 avril 2011

dimanche 10 avril 2011, par CGT Educ’Action 94

ÉDITO : LE SALAIRE, C’EST LA QUESTION CENTRALE

La multiplication des conflits salariaux à l’occasion
des négociations annuelles obligatoires, la pugnacité
et le plus souvent l’unité syndicale qui les
cimente ont obligé le gouvernement à sortir du bois
pour répondre à l’impatience sociale, pour ne pas
dire la franche colère. Mais pour éviter la question
de fond, le gouvernement détourne et biaise en
focalisant l’attention sur le pouvoir d’achat. Bien sûr
c’est une des facettes de la question, mais elle lui
évite de poser la question centrale des salaires qui
renvoie à celle du partage de la richesse. En réfléchissant
à une prime de 1000 euros aux salariés en
cas de dividendes versés par les entreprises, il perpétue
les mécanismes qui déstructurent le salaire
en y introduisant des éléments aléatoires, des parts
variables ou des primes. « Les salariés sont payés
pour leur travail et pas seulement lorsqu’il y a distribution
des dividendes, c’est bien les salaires qu’il
faut augmenter et pas les primes » a réaffirmé la
CGT dans un communiqué. D’ailleurs, ce sont bien
des augmentations générales que revendiquent les
salariés y compris les ingénieurs, cadres et techniciens
soumis beaucoup plus que les autres aux éléments
variables, individualisés. Il n’est pas besoin
de cette prime pour abonder des dispositifs nombreux
 : participation, intéressement, actionnariat
salarié, plan d’épargne retraite…
L’exécutif veut éviter la question d’une augmentation
générale des salaires dans le public qui relève
de sa responsabilité, mais aussi dans le privé où
encore trop de branches refusent de négocier des
accords. Il se défausse de sa responsabilité pour ce
qui est de contraindre les entreprises à négocier
l’égalité salariale entre femmes et hommes. De
plus, il s’exonère ainsi que le patronat, de la reconnaissance
des qualifications.
La faiblesse des salaires est d’autant plus patente
que nous subissons en effet une inflation plus forte
que prévue, mais l’arbre des prix ne doit pas cacher
le maquis des politiques salariales qui sont tirées
vers le bas grâce aux différentes mesures gouvernementales
telles les exonérations des cotisations
patronales, la défiscalisation des heures supplémentaires
et toutes les mesures fiscales dérogatoires
accordées aux entreprises (140 milliards d’euros
en tout). Celles-ci, a rappelé la CGT, « n’ont eu
pour seul objectif que d’inciter les employeurs à ne
pas augmenter les salaires ».

SOMMAIRE :

- Hôpital Joffre-Dupuytren (Draveil) : Manifestation pour maintenir les capacités
- Accidents du travail : L’ASN soupçonne une sous déclaration sur le chantier de l’EPR
- Sûreté nucléaire : La CGT exige l’arrêt de la sous-traitance massive
- Fraude aux allocations familiales : La CGT condamne l’initiative de Bachelot
- Risques psychosociaux : L’Insee propose six types à évaluer

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