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Vos droits

Rémunérations, primes, indemnités, NBI, prestations familiales, septembre 2005

dimanche 20 novembre 2005, par CGT Educ’Action 94

Qu’il est long, qu’il est loin le chemin encore à parcourir... pour que nous obtenions un salaire digne, rétribuant l’intégralité de nos missions !

L’année 2005 a cependant enclenché le rapport de force nécessaire qui nous a permis de marquer des points... d’indice.
Du 8 décembre 2004 au 10 mars 2005, la mobilisation s’est construite et alors que rien n’était possible, selon le ministre de la fonction publique, la Rue a imposé une augmentation de salaire qui constitue de premiers acquis.

Tout démontre aujourd’hui que la question des rémunérations est au coeur des préoccupations des personnels et qu’il faut poursuivre l’action dès la rentrée scolaire 2005 afin de récupérer les pertes enregistrées depuis des années.

Au total, le contentieux accumulé s’élève à un mois de traitement
perdu : 20 % de perte du pouvoir d’achat en 20 ans.
Utilisons le nouveau contexte politique issu du 29 mai 2005, et forçons ce nouveau gouvernement à ouvrir des négociations en matière salariale.
« 100 jours pour convaincre » nous a dit De Villepin. Nous lui répondons, au 101e jour, que le temps est venu de s’intéresser à notre feuille de paye.
C’est aussi en se mobilisant pour notre salaire et notre pouvoir d’achat que nous
luttons pour la reconnaissance de notre qualification, pour le respect de nos missions
et de nos conditions de travail, pour l’attractivité de notre profession, pour l’emploi et
contre la précarité dans la fonction Publique.
Nous devons faire le lien entre les réformes engagées (LOLF, Réforme de l’Etat, Loi
Fillon, Décentralisation...) et la volonté, pour le gouvernement, d’« économiser de la
masse salariale ».
Ainsi, un des caractères de la loi sur l’Ecole est bien d’augmenter notre temps et notre
charge de travail par l’élargissement de nos missions, ceci sans nous payer
décemment... si ce n’est à coup de -faibles !- indemnités ponctuelles, ne comptant
pas pour la retraite.
La rétribution proposée pour les 60 heures annuelles de remplacement, par exemple,
correspond à un niveau de rémunération inférieur à une heure « normale » pour un
certifié ou PLP au 7e échelon .
La CGT, avec vous, défend l’intégration de toutes les primes dans le salaire, et
condamne toute mesure consistant à remettre en cause notre temps de travail et
notre évolution de carrière dans le cadre de la Fonction Publique.
Lutter pour un salaire digne est aussi un combat
pour défendre nos valeurs et nos choix de société.