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Les cheminotes et Cheminots seront dans l’action à partir du mardi 22 novembre 2005. Pourquoi ?

tract aux usagers - FEDERATIONS SYNDICALES DES CHEMINOTS CGT - FO - SUD-RAIL - FGAAC

mardi 22 novembre 2005, par CGT Educ’Action 94

Quel avenir pour les Services Publics ?

Au moment où le gouvernement, après avoir
privatisé AIR FRANCE, FRANCE TELECOM, GDF, SNCM,
met en œuvre la privatisation d’EDF et réduit les
moyens de fonctionnement de l’ensemble des
services publics, une question légitime se pose :
quel avenir pour les Service Publics ? Quel avenir
pour la SNCF ?

Le but du gouvernement sous couvert de
réduction budgétaire est de réduire les services
publics à leur plus simple expression pour livrer la
manne financière qu’ils représentent aux intérêts
privés.

Consciente qu’ils sont un des éléments
structurants de l’unité du pays, la population est
attachée aux services publics et souhaite qu’ils
évoluent pour renforcer leur efficacité. Les
déstructurer, les privatiser, c’est engendrer
encore plus d’inégalités, d’injustices notamment
pour les plus faibles.

Plus que jamais aujourd’hui dans la crise
économique et sociale qui traverse le pays, les
services publics ont besoin d’être renforcés,
développés pour répondre aux attentes de
l’ensemble de la société, permettant à tous l’accès
aux transports, à la formation, aux soins, à
l’éducation, à l’énergie. Pour cela, il faut rompre
avec la politique libérale et sortir des critères de
rentabilité financière. Il faut réfléchir et décider
à partir des besoins des usagers et des
populations.

Quel avenir pour le Service Public SNCF ?

Si la stratégie du gouvernement et du patronat
poursuit le même but pour l’ensemble des
entreprises publiques, la mise en œuvre de la
privatisation prend des formes différentes.
Pour certaines (SNCM, GDF, EDF, ect...), les
attaques sont plus directes en ouvrant au nom
d’une « sacro-sainte concurrence » leur capital aux
intérêts privés, pour d’autres, en faisant entrer
ces derniers dans leur gestion (Régie des
Transports Marseillais).

Mais toujours, l’ouverture à la concurrence est
présentée comme un plus pour les usagers
notamment en leur faisant miroiter une baisse des
tarifs. Les exemples récents, notamment
l’augmentation du prix du gaz, sont là pour
démontrer qu’il n’en est rien. Au contraire, avec
la privatisation, les utilisateurs des services
publics devront payer plus cher pour un service
de moins bonne qualité.

A la SNCF, nous n’avons pas à faire face à une
annonce de privatisation directe. Pour autant,
celle-ci se prépare et se met en place de manière
insidieuse.

En effet, gouvernement et direction de
l’entreprise jouent la même partition. Côté
gouvernement, en refusant de régler l’endettement
ferroviaire dont il est pourtant responsable, il
étrangle financièrement la SNCF et la pousse dans
la voie de la privatisation. Côté direction de
l’entreprise, c’est la mise en œuvre d’un certain
nombre de réformes internes qui modifient en
profondeur la SNCF et suppriment des milliers
d’emplois tous les ans au détriment de la qualité de
transport.

Dans le même temps, les directives et
règlements Européens pourtant condamnés par le
référendum du 29 mai, viennent compléter le
processus d’éclatement des Services Publics.
L’ensemble crée les conditions d’une
privatisation à court terme. Comme vous, nous
refusons un transport ferroviaire à l’Anglaise !

LES CHEMINOTES ET CHEMINOTS ONT DE TOUT
TEMPS ETE FIDELES AUX PRINCIPES DU SERVICE
PUBLIC TEL QUE : la solidarité et l’égalité de
traitements pour les usagers sur tout le territoire,
la qualité de service, la sécurité,....ce n’est pas le
cas du gouvernement et de la direction SNCF.

Pour les usagers et la population, cela se traduit
par :
- un train moins accessible à tous (tarifs,
distribution, etc...) ;
- des suppressions de lignes voyageurs (Trains
Corails et bientôt certains TER...) ;
- des trafics fret abandonnés (cela représente
depuis le 1er janvier 2005 plus de 650000
camions sur les routes de France) ;
- une qualité de service en dégradation ;
- moins de sûreté, d’information, d’accueil ;
- des infrastructures ferroviaires qui se
détériorent en hypothéquant la sécurité ;

Des décisions gouvernementales qui en
s’appuyant sur les recommandations de l’audit
sur les « infrastructures ferroviaires »
prévoient de supprimer 11 000 km de lignes
comme le montrent les cartes ci-dessous :
(voir tract)
Voilà ce qu’amèneraient les recommandations de cet audit !

Catastrophique pour le service public
SNCF, les populations, les cheminots. Il supprimerait la possibilité de développer les trafics de
proximité qu’ils soient Fret ou voyageurs. Il raréfierait l’activité économique et l’emploi industriel
dans de nombreuses régions déjà sinistrées et abandonnées par d’autres services publics.

C’est inacceptable ! Gouvernement et direction SNCF doivent changer de cap !
Pour mettre en échec ces attaques contre le Service public ferroviaire,
les cheminotes et cheminots ont décidé de construire un rapport de forces
à hauteur des enjeux posés.

Comme nous avons toujours su le faire,
nous nous rassemblerons et ferons front commun.

ENSEMBLE NOUS GAGNERONS !
Paris, le 10 novembre 2005