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La lettre 326 de l’Ugict Cgt du 15 novembre 2010

mercredi 10 novembre 2010, par CGT Educ’Action 94

ÉDITO : FILLON 2 POUR FAIRE OUBLIER LES IMPASSES SOCIALES

C’est donc sans surprise que
François Fillon se succède à luimême
à Matignon après un faux
suspens entretenu depuis des
mois à l’Élysée sur fond de contestation
sociale contre la réforme des
retraites. Parvenu au plus bas dans
les sondages, l’exécutif n’a pas fait
mystère de son ambition d’afficher
une image plus sociale afin de ne
pas totalement carboniser la candidature
de Nicolas Sarkozy en
2012. Alors bien entendu, on va
peser, jauger, parier et supputer
entre les gages donnés à la droite
la plus dure et les profils plus ou
moins sensibles au social.
Ce dimanche, alors que François
Fillon était annoncé Premier ministre, les éditorialistes de
l’instant listaient les dossiers de la négociation sociale
que le prochain gouvernement allait pousser. En commençant
par les retraites complémentaires. C’est un
peu vite oublier que ce dossier est déjà daté, puisque les
négociations sur les accords régissant l’AGIRC et l’ARRCO
s’ouvriront entre patronat et syndicats le 25 novembre.
L’intervention de l’Élysée et de Matignon dans ces discussions
ne pourrait avoir que deux buts. Le premier
serait de faire croire qu’elles relèvent du gouvernement,
ce qui n’est pas le cas et ne l’a jamais été. Le second
serait de faire pression sur le calendrier comme l’a déjà
fait Nicolas Sarkozy sur d’autres sujets tel que la reconnaissance
de la pénibilité. Non pas pour contraindre le
patronat à céder, mais au contraire pour empêcher la
mobilisation sociale. L’autre sujet
serait l’emploi des seniors dont
on sait quel voeu pieux il a toujours
été. La réforme des retraites
a en effet permis de mettre en
lumière l’absurdité et l’injustice
des mesures sur les bornes
d’âge, dans un contexte qui prive
d’emploi les salariés en fin de carrière.
Elle a aussi mis au grand
jour la question de l’emploi des
jeunes que le recul de l’âge de la
retraite et l’allongement de la
durée de cotisation vont durablement
écarter du marché du travail.
La précipitation et l’accélération
ont toujours été la marque de
fabrique de Nicolas Sarkozy.
Cette fois, on peut dire que la précipitation à remanier
son gouvernement a quelque chose à voir avec la
volonté affichée par les organisations syndicales de
« poursuivre la mobilisation dans l’unité en faisant du 23
novembre une journée nationale interprofessionnelle de
mobilisation par des actions multiformes. Ces actions
doivent répondre aux préoccupations des salariés et
permettre la participation du plus grand nombre ».
Par ailleurs, elles s’engagent à « participer activement
à la journée d’action Européenne du 15 décembre
pour s’opposer aux plans d’austérité qui se multiplient
en Europe ». Il y a donc lieu de dire que l’Élysée,
Matignon, comme le Medef n’en ont pas fini avec le
dossier des retraites mais aussi avec toutes les questions
revendicatives.

SOMMAIRE :
- Retraites des patrons : après la promulgation... le coup du chapeau
- Journal l’Union : grève de 24 heures contre la stratégie opaque du groupe Hersant
- BNP Paribas : un suicide et deux tentatives en quelques semaines
- Organisation Internationale du Travail : fonctionnaires en mouvement mondial contre la précarité
- Emploi : l’hirondelle de l’intérim ne fait pas la reprise
- G20 : les syndicats attendent le respect des promesses sur l’emploi
- Hôpital Tenon : quatre infirmiers des urgences exercent leur droit de retrait
- CHU de Caen : préavis de grève pour l’emploi
- SNCF : rassemblement le 16 novembre notamment sur les retraites
- Aide Personnalisée au Logement : les syndicats étudiants s’opposent à la fin de la rétroactivité

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