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Ethiopie : Appels d’action urgente - Actualisation

information de l’Internationale de l’Education

jeudi 17 novembre 2005, par CGT Educ’Action 94

Le harcèlement contre l’Association des enseignants éthiopiens (ETA) se poursuit. Les 12 et 14 novembre, les bureaux de l’ETA à Addis Abeba, en particulier les bureaux de M. Kassahun Kebede (président de la section d’Addis Abeba de l’ETA) et du Dr. Taye Woldesmiate (président de l’ETA), ont été fouillés par la police après avoir demandé la présence de dirigeants de l’association comme observateurs et présenté un mandat judiciaire fédéral. Les deux jours, les fouilles ont duré plusieurs heures, et la police a finalement emporté des documents, des livres et tout le matériel électronique que l’ETA avait reçu comme don. La police a ensuite quitté les lieux qu’elle occupait depuis le 1er novembre.

M. Kassahun Kebede, dont on ignorait l’endroit de détention depuis son arrestation le 1er novembre, a été emmené sur le lieu des fouilles et a ensuite été conduit au Bureau d’enquêtes criminelles à Addis Abeba, connu communément sous le ! nom de Maekelawi, où il est toujours maintenu en détention. Aucun chef d’accusation n’a encore été retenu contre lui, mais l’ETA a déjà sollicité une assistance juridique dans le cadre de cette affaire.

En plus de M. Kassahun Kebede, environ 24 enseignant(e)s et membres de l’ETA sont en détention.

On peut craindre que les détenus ne soient soumis à la torture ou à des mauvais traitements et à des périodes prolongées de détention arbitraire, alors qu’ils devraient être libérés sous caution, conformément à l’Article 19(6) de la Constitution éthiopienne. L’Article 9(3) du Pacte international sur les droits civils et politiques, ratifié par l’Ethiopie en 1993, prévoit également la mise en liberté sous caution.

L’IE encourage vivement tous ses affiliés et partenaires à continuer d’envoyer des lettres de protestation au Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, par le biais de l’Ambassade d’Ethiopie de leur pays ou région :
- en condamnant ! les fouilles des bureaux de l’ETA effectuées par la police et ! le harc èlement continu dont sont victimes dirigeants et membres du syndicat ;
- en demandant que les détenus soient relâchés immédiatement ou inculpés et conduits devant les tribunaux selon une procédure juste et transparente.

La Constitution éthiopienne prévoit que les détenus comparaissent en justice dans les 48 heures de leur arrestation et soient informés des raisons de leur détention. Dans l’attente de leur procès, les détenus doivent avoir accès à une assistance juridique et être autorisés à recevoir des visites.

Veuillez consulter notre appel d’action urgente du 3 novembre dernier comme référence initiale de ce dossier : http://www.ei-ie.org/fr/urgentactionappeal/20051104.htm