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La lettre 305 de l’UGICT CGT du 17 mai 2010

lundi 17 mai 2010, par CGT Educ’Action 94

ÉDITO - RETRAITES : DES SOLUTIONS, IL Y EN A !

Qu’y-a-t’il de nouveau sous le
soleil avec la parution des « perspectives
actualisées à moyen et
long terme en vue du rendez-vous
de 2010 » sur les retraites. Ce
document rendu public par le
secrétariat général du Conseil
d’Orientation des Retraites à la
demande du Medef n’est d’abord
pas un rapport du COR. Ensuite il
n’apporte rien de nouveau à tout ce
que l’on sait déjà. Mais il en remet
une sérieuse couche dans la dramatisation
de ce dossier pour faire
accepter des mesures drastiques. Il
remâche le vieux chewing-gum des
« variantes d’âge et de durée d’activité
 » établies sur la base du « scénario
B » du dernier rapport du
COR.Le choix de ces « variantes »
avait attiré de très sévères critiques
de la part d’une grande partie des
membres du Conseil. Les représentants de la CGT qui
avaient refusé de les avaliser, avaient demandé qu’elles
soient clairement disjointes du rapport. De fait, sans surprise,
« l’hypothèse d’un allongement de la durée de cotisation
à 43,5 annuités associée au recul de l’âge de la
retraite (63 ans au lieu de 60 pour l’âge d’ouverture du
droit ; 68 ans au lieu de 65 pour une retraite à taux plein)
réduit le besoin de financement de la CNAV de 50 % en
2030 mais seulement de 36 % en 2050. Il faudrait passer
à 65 et 70 ans pour réduire les besoins de financement
de 60 % en 2050 », souligne la CGT dans un communiqué.
Outre que le recul de l’âge de la retraite aurait
un impact négatif sur l’embauche des jeunes, il fera basculer
nombre de salariés âgés dans des dispositifs d’assistance.
Par un jeu de Gribouille on transférerait ainsi la
baisse du déficit des retraites sur
l’assurance chômage ou sur le
RSA. Une partie des salariés âgés
se retrouverait au dessous du seuil
de pauvreté. Le seul « intérêt » s’il
doit y en avoir un à ce document,
c’est de souligner l’urgence impérieuse
d’une réforme du financement
de la retraite par répartition.
Cette nouvelle opération de communication
à quelques jours de la
publication ce week-end, des premières
hypothèses d’Éric Woerth,
ressemble à une préparation d’artillerie.
En annonçant la mise à contribution
des revenus du capital et
d’un petit coup de canif au bouclier
fiscal sans dire comment ni combien,
l’exécutif tente de donner le
change. Mais voyons bien que ce
qui se prépare est mauvais et que
le gouvernement peine à la
manoeuvre, d’abord parce que l’opinion n’est pas prête
à accepter de nouveaux reculs, ensuite parce que les
organisations syndicales sont toujours sur une ligne
unitaire à l’exception notable de Force Ouvrière qui persiste
dans sa stratégie d’isolement. Le 27 mai, elles
appellent à nouveau les salariés, les retraités, les jeunes,
les privés d’emplois à se mobiliser et à manifester partout
dans le pays. Au moment où le gouvernement serait en
train d’écrire sa réforme, une mobilisation puissante et
déterminée serait un signal fort. Dans cette perspective,
nous pouvons aller à la rencontre de nos collègues en
leur proposant, par mail ou sur papier de signer la pétition
nationale lancée la semaine dernière par la CGT.
Pour signer cette pétition en ligne :
http://www.cgt.fr/spip.php?article37297

SOMMAIRE
- Fonction publique : six syndicats appellent à la journée d’action du 27 mai
- Infirmiers anesthésistes : un sit-in éclair devant l’Élysée
- Conflit Airbus : CGT et CFDT refusent de signer les accords salariaux
- Euronext : l’opérateur boursier devant la justice pour harcèlement moral
- Insee : les syndicats exigent de renoncer à la délocalisation à Metz
- Confédération Européenne des Syndicats : inquiétude sur le coût social des « plans de sauvetage »
- Espagne : appel à une grève générale des fonctionnaires le 2 juin
- Éducation : origine sociale des étudiants

Téléchargez la lettre pour la lire, l’afficher en salle des profs !