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Vos droits

Intrusion d’un élément extérieur armé d’un fusil au lycée G. Péri de Champigny (94) : la communauté scolaire sous le choc !

COMMUNIQUE DE PRESSE cgt educ’action

dimanche 9 mai 2010, par CGT Educ’Action 94

Les collègues du lycée Gabriel Péri de Champigny (94) ont décidé, très justement, de faire valoir leur droit de retrait après l’intrusion d’un élément extérieur armé d’un fusil, dans leur établissement.

La CGT Educ’action réaffirme sa solidarité avec tous les personnels du lycée, les élèves et leurs familles. Elle demande au Recteur d’entendre cette fois-ci, les personnels du lycée Gabriel Péri et d’éviter de les traiter à coup de retraits de salaire, comme ce fut le cas au lycée Chérioux.

Comme dans beaucoup d’autres établissements du département, le Conseil d’Administration du lycée Gabriel Péri avait fait la demande, l’an dernier, après l’agression d’un élève à l’arme blanche aux abords de l’établissement, d’1 poste supplémentaire de surveillant et d’1 poste à temps complet d’assistante sociale. Au CA, les représentants des personnels avaient souligné l’importance de renforcer les moyens de surveillance aux abords des préfabriqués en travaux, lieu précisément où s’est produite l’intrusion.

Le climat de violence, les agressions dans et hors de l’école vont s’accentuer suite aux suppressions massives d’emplois dans le service public d’éducation et autres services de protection de la jeunesse (RASED, SEGPA, classes relais…). En 4 ans, 160 000 emplois dans la Fonction Publique ont été supprimés, dont la moitié dans l’Education nationale : moins 11 200 emplois en 2008, moins 13 500 emplois en 2009, moins 16 000 emplois pour la rentrée 2010 !

Pour la CGT Educ’action, les systèmes de vidéo surveillance, la présence policière dans les écoles, les équipes mobiles de sécurité imaginées par l’ancien recteur ont fait la preuve de leur inefficacité. Le « parcage » en internat d’élèves que N. Sarkozy ne veut pas voir, ne donnerait pas plus de résultats.

Les Etats généraux de la sécurité à l’école, qui viennent d’avoir lieu n’ont apporté aucune véritable solution.

Pourtant les solutions existent, elles passent par une autre politique économique et sociale, une politique de la ville qui favorise mixité scolaire et sociale. Elles dépendent des moyens accordés à l’école. C’est pourquoi la CGT Educ’action exige l’augmentation du nombre de postes de surveillants, l’affectation de personnels qualifiés et, entre autres, des éducateurs, des personnels médicaux sociaux (…) intégrés à des équipes pédagogiques stables.. Elle exige une autre politique de l’emploi dans l’Education nationale comme dans tous les services publics !

Montreuil, le 7 mai 2010