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Les personnels du lycée Chérioux soumis à une double peine

Communiqué de presse de la CGT Educ’Action Val de Marne

mercredi 24 février 2010, par CGT Educ’Action 94

Le Ministère de l’Education nationale a-t-il décidé de soumettre les enseignants et personnels du lycée Adolphe Chérioux (Vitry-sur-Seine, 94) à une « double peine » ? Selon des sources bien informées, il est intervenu via le rectorat de l’académie de Créteil auprès de la trésorerie
générale du Val-de-Marne pour retarder l’établissement des bulletins de paye de février, afin d’appliquer au plus vite, dès ce mois-ci, les retraits sur salaire sanctionnant leur mouvement. Il est déjà contestable de la part du Ministère de refuser de prendre en compte le « droit de retrait » invoqué par les collègues, du fait d’un danger grave, imminent et récurrent
sur lequel ils n’ont cessé d’alerter le rectorat. Mais la volonté de sanctionner les collègues le plus vite possible, sans attendre les délais techniques habituels dans les retraits pour service non fait, sans non plus envisager de négociation préalable, témoigne d’un acharnement. Pourquoi cet empressement discriminatoire à l’encontre des « Chérioux » ?

Nous avons interrogé le rectorat de l’académie de Créteil à deux reprises : d’abord par le biais de Matthieu Brabant, secrétaire académique de la CGT-Educ’action, puis lors de l’audience accordée aux syndicats CGT-Educ’action 77, 93 et 94 par le Recteur de l’académie de Créteil
mercredi 17 février. Nous n’avons reçu aucune réponse confirmant ou infirmant cette démarche rectorale exceptionnelle auprès de la trésorerie générale. L’absence de réponse est en soi une indication. Nous serons de toute façon fixés lorsque les personnels du lycée Chérioux recevront leur bulletin de paye de février.

Il reste que cet acharnement est révélateur. Que pèsent les déclarations compatissantes du Ministère ? Luc Chatel et son gouvernement ne sont nullement solidaires des établissements comme Darius Milhaud, Adolphe Chérioux ou Guillaume Apollinaire. Ils cherchent à faire croire que les enseignants ont « peur des élèves » alors qu’ils ont peur POUR leurs élèves. Ils ne cherchent qu’à nous vendre leurs « équipes mobiles de sécurité », alors que les personnels réclament des moyens humains et formés. C’est contre la violence des suppressions de postes,la violence de la destruction de la formation des enseignants via le « mastérisation », la violence de la dégradation des conditions de travail liée à la destruction de l’emploi public, que la mobilisation a grandi ces derniers jours et promet de reprendre à la rentrée de mars.

L’acharnement contre les « Chérioux » éclaire crûment les buts réels des « Etats généraux de la sécurité à l’école » : une esbroufe de communication, une mascarade dont les personnels, les parents d’élèves et les lycéens n’ont rien à attendre.

Créteil, le 2 février 2010

Contact CGT-Educ’action94 : Pablo Krasnopolsky 06 33 53 62 21

Contact CGT-Educ’action section du lycée Chérioux : Christian Caristan : 06 88 12 66 09 Marie Dies : 06 50 16 17 90