Accueil > Actualités > La lettre 292 de l’UGICT CGT du 15 février 2010

Actualités

La lettre 292 de l’UGICT CGT du 15 février 2010

dimanche 14 février 2010, par CGT Educ’Action 94

ÉDITO : UN SOMMET SOUS HAUTE SURVEILLANCE

A l’heure où ces lignes sont rédigées, il est trop tôt
pour dire ce qui sortira du sommet social de l’Élysée
qui sera suivi par une réunion de l’intersyndicale
pour analyser son contenu et envisager les
perspectives d’action et de mobilisation dès le
mois de mars 2010.
Les syndicats CGT, CFDT, CFE-CGC, CFDT, FSU,
Unsa et Solidaires, réunis lundi dernier, ont averti
qu’ils refuseraient une « mascarade de concertation
 ». Le gouvernement doit notamment fixer le
calendrier sur la réforme des retraites. Et sur ce
point, les syndicats refuseront une réforme menée
à la hussarde, bouclée dès l’été, comme la rumeur
l’annonce depuis quelques jours.
Ce sommet social ne traitera pas de cette seule
question des retraites et il est placé sous fortes
tensions sociales dans un contexte d’élections
politiques à venir. La montée en puissance des
conflits sur les salaires sur fond d’annonces de
super profits en pleine crise ne fait pas l’affaire
d’un exécutif qui a beaucoup brassé de communication
sans s’attaquer aux questions sociales.
La réforme de l’État et de la fonction publique
menée par le seul prisme des économies budgétaires
et des réductions d’effectifs passe très mal.
La conflictualité est à vif dans les services publics
comme l’Éducation nationale, la Santé, Pôle
emploi, notamment.
Quant aux questions posées par la crise, le gouvernement
persiste dans une dénégation ridicule
en affirmant contre toute réalité que la sortie de
crise est en vue. Il prétend même que les mauvais
chiffres auraient pu être pires sans les mesures
qu’il a prises.
Ce président qui prétendait remettre le travail au
centre reste sourd à la saignée dans l’emploi salarié.
Celui qui s’est fait élire sur le « travailler plus
pour gagner plus » et sur un autre partage de la
valeur ajoutée gouverne aujourd’hui un pays où
un géant comme Ikéa peut proposer 0 % d’augmentations
générales à des milliers de salariés. Il
peut faire toutes les rodomontades qu’il veut, rien
n’a changé en ce qui concerne les causes profondes
de la crise systémique que nous traversons.
On n’attend donc aucune annonce de ce rendezvous
élyséen puisqu’il ne s’agit que de remplir un
agenda que le gouvernement et le Medef prennent
plaisir à surbooker pour donner l’illusion du dialogue
social.
Mais l’exercice n’en demeure pas moins délicat
pour l’Élysée et Matignon

SOMMAIRE
- Recrutement des cadres : la crise n’en finit pas de durer
- Sofinco : 80 % de grévistes pour les salaires
- Sanofi-Aventis : le groupe envisage davantage d’économies
- Pôle emploi : une étude syndicale souligne « les tensions » salariés-usagers
- Enseignants de la banlieue : huit syndicats soutiennent le mouvement
- Fonction publique : front syndical uni contre le décret sur la mobilité
- France Télécom : un cadre et un technicien mettent fin à leurs jours
- 2009 : année meurtrière pour l’emploi salarié
- Élections régionales : la CGT critique les effets de la politique gouvernementale en régions
- Intersyndicale du 8 février : communiqué commun

Téléchargez la lettre pour la lire, l’afficher en salle des profs !