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De Vitry à Thiais le même manque de moyens.

Les moyens humains ont-ils été trop réduits dans l’éducation ?

L’Humanité du 16 Février 2010

mardi 16 février 2010, par CGT Educ’Action 94

Alors qu’un élève a été agressé à coups de cutter dans son lycée à Thiais (94), les enseignants de Vitry revotent le droit de retrait.

L’agression au cutter d’un élève de dix-huit ans survenue hier matin dans le gymnase du lycée Guillaume-Apollinaire de Thiais relance le débat sur la sécurité et sur le nombre de surveillants présents dans des établissements dont les effectifs s’élèvent à 1 500 élèves. Á quelques kilomètres de là, les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine ont appris la nouvelle pendant la tenue de leur conférence de presse. « Nous ne sommes pas étonnés. C’est la conséquence d’un manque de moyens chroniques », explique Jérémie Buttin, professeur d’arts appliqués.

Depuis le mercredi 3 février, au lendemain de l’agression d’un de leurs élèves, les enseignants reconduisent chaque jour à l’unanimité leur droit de retrait. Depuis deux semaines, ils réclament l’octroi de onze postes d’assistants d’éducation. Après avoir été reçus près de cinq fois au rectorat de l’académie de Créteil, après avoir manifesté autant de fois, ils ont demandé un débat public à Luc Chatel. Qui a refusé, car pour le ministre, le dialogue se fait « loin des caméras ». Au ministère de l’Éducation nationale, on dit comprendre l’émotion. Dernière proposition en date : quatre postes de surveillants. Pour les professeurs de Vitry, c’est trop peu. Le calcul est simple : « Avec quatre postes, nous n’arriverions même pas à ouvrir une salle de permanence dans les quatre bâtiments principaux », explique Jérémie Buttin. Le compte n’y est pas. Encore un effort, monsieur le ministre. Ixchel Delaporte